En perdant la Syrie, l’Iran a vu sombrer son «axe de la résistance»

DÉCRYPTAGE – Après l’élimination du chef du Hezbollah et l’affaiblissement du Hamas, le renversement de son allié Bachar el-Assad est un échec cuisant pour sa politique d’influence régionale.

L’Iran doit faire face à de nouvelles « réalités » en Syrie, a reconnu jeudi le tout-puissant chef des gardiens de la révolution, le général Hossein Salami. La veille, le guide suprême et numéro un du régime, l’ayatollah Ali Khamenei, assurait que la chute de son allié Bachar el-Assad n’affaiblirait pas Téhéran. Mais, comme souvent, le réalisme finit par percer alors que la politique iranienne connaît un développement majeur depuis l’instauration de la République islamique en 1979.

Seule alliée arabe de l’Iran, la Syrie des Assad était le point de passage obligé des armes iraniennes à destination du Hezbollah au Liban, « le joyau de la couronne » que l’Iran s’est patiemment bâti en quarante ans pour se protéger de ses ennemis israéliens, américains et arabes… Jusqu’à ce que l’État hébreu décapite politiquement et…

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