ENQUÊTE – Ces femmes, membres de la minorité dont est issu le dictateur déchu Bachar el-Assad, sont vendues comme esclaves sexuelles par des trafiquants, parfois avec la connivence des autorités locales. Depuis quelques mois, de nombreux Alaouites sont victimes d’exactions.
«Nour* c’était la plus souriante, la plus énergique des trois sœurs. Elle aimait tellement la vie.» Sa tante en parle au passé. Pourtant, Nour est toujours vivante. Du moins, c’est ce qu’on dit. Depuis le 25 mars dernier, la jeune fille a disparu. Tout comme environ 90 autres femmes syriennes, toutes membres de la minorité alaouite, dont le calvaire a pu être recensé par des activistes syriens. Le nombre réel de victimes serait, selon ces enquêteurs improvisés, bien supérieur.
«En février, de plus en plus d’Alaouites ont commencé à disparaître. Certains, les hommes surtout, étaient retrouvés morts. Alors nous avons arrêté d’envoyer nos enfants à l’école», décrit la mère de Nour. Depuis la chute de Bachar el-Assad en décembre 2024, la minorité alaouite, dont le dictateur est issu, est prise pour cible par des factions radicales de la coalition qui fit tomber le régime, ainsi que par des gangs criminels. En mars, des massacres avaient fait plus de 1700 morts parmi cette communauté sur le littoral…
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