« Elle ne vit que grâce à son oasis et au tourisme » : en Syrie, le destin de Palmyre suspendu à la reprise de son agriculture

REPORTAGE – Moins connu que son site archéologique, l’oasis de la ville située en plein désert a tout autant souffert durant la guerre civile syrienne. Sa réhabilitation est essentielle au retour des touristes.

Aux confins de la Badiya, Palmyre pointe timidement à l’horizon. La tempête qui sature l’atmosphère de sable masque d’abord sa splendeur. Il faut s’approcher pour apercevoir le château Qalat ibn Maan perché sur son tell, surplombant la ville. Puis voir se dessiner les vestiges de la cité antique, fragile squelette que la guerre a fini par briser. Arrivée dans le centre-ville, la route se faufile entre les rangées de façades criblées de balles, quand elles ne sont pas éventrées par les bombardements : elles font le récit d’une Syrie à l’histoire aussi glorieuse que dramatique.

Depuis 2011, cette capitale culturelle a concentré les combats impliquant tour à tour l’État islamique, les rebelles, le régime de Bachar al-Assad, les forces russes, iraniennes, et le Hezbollah. La « fiancée du désert » – comme beaucoup aiment à la surnommer – est devenue une ville quasiment fantôme. Çà et là, quelques magasins ont levé leur rideau pour vendre des fruits et des légumes qui colorent un morne…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 87% à découvrir.

Vente Flash

4,99€ par mois pendant 12 mois. Sans engagement.

Déjà abonné ?
Connectez-vous

Source du contenu: www.lefigaro.fr