RÉCIT – Aucun dirigeant politique n’a prononcé de discours lors de la commémoration.
« L’histoire est la connaissance des faits mais ce dont nous avons désespérément besoin, aujourd’hui, c’est de la mémoire, qui est la conscience de ces faits » : cette phrase de Piotr Cywinski, le directeur du Musée d’Auschwitz-Birkenau, a résumé tout l’enjeu de la cérémonie anniversaire de libération du camp, dont l’objectif était d’abord d’honorer « ces chers survivants ». Quatre-vingts ans après l’arrivée des troupes soviétiques dans ce coin de Pologne, ils n’étaient qu’une cinquantaine, lundi, à s’être réunis sous le chapiteau dressé devant l’entrée du camp d’extermination de Birkenau. Mais ce sont leurs voix qui ont résonné dans la foule des chefs d’État, parlementaires, religieux et universitaires. Probablement pour la dernière fois, avant qu’elles ne s’éteignent dans la prochaine décennie.
Aleksandra Szmigiel / REUTERS
Marian Turski, 98 ans, Janina Iwanska, 95 ans, Tova Friedman, 86 ans, Leon Waintraub, 99 ans, se sont succédé à la tribune, devant le portail…
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