REPORTAGE – Les camps de détenus, notamment celui d’al-Hol, sont devenus des foyers de tensions où les islamistes radicalisées imposent leur loi. Au moment où la Syrie est en pleine recomposition, les autorités alertent sur le retour du groupe terroriste.
« Ici, vous ne pouvez faire confiance à personne », prévient d’emblée la traductrice, en pénétrant dans le camp d’al-Hol, dans le Nord-Est syrien. Administré par les Forces démocratiques syriennes (FDS), sous commandement kurde dans cette partie du territoire, ce camp est aussi grand qu’une ville, avec ses marchés et ses tentes de fortune. Il abrite environ 40.000 personnes, principalement des enfants – la moitié de la population a moins de 12 ans – et des femmes liées à l’État islamique (Daech).
Dans la section des Irakiens et des Syriens où nous entrons escortés par un garde armé de l’Assayech, la sécurité intérieure régionale, des fantômes noirs marchent silencieusement dans l’allée centrale boueuse, entourés d’enfants, le voile de leur niqab virevoltant au gré de leur pas. « Ces gens ont soutenu jusqu’au bout le califat », assure Jihan Hannan, coprésidente en charge de l’administration civile du camp. L’ambiance est lugubre, la…
Source du contenu: www.lefigaro.fr








