DÉCRYPTAGE – Au premier jour d’un cessez-le-feu fragile, Tsahal peut se targuer d’avoir considérablement réduit la menace en provenance de Gaza. Mais à quel prix ?
Après 15 mois d’affrontements et de destructions dans la bande de Gaza, la fin de la guerre n’a jamais semblé aussi proche. Mercredi 15 janvier, Israël et le Hamas ont accepté un accord pour un cessez-le-feu dans le territoire palestinien et de nouvelles libérations d’otages israéliens. En contrepartie, Tsahal devra se retirer progressivement de l’enclave, en conservant une zone tampon de 800 mètres de profondeur. Si cet accord encore fragile est respecté, il mettra un terme à la guerre la plus longue de l’histoire d’Israël. Et à la plus meurtrière depuis la guerre du Kippour, en 1973. À l’heure du bilan, difficile de dégager un vainqueur et un vaincu.
«Il y aura un discours de victoire des deux côtés», prédit Michel Goya, ancien colonel des troupes de Marine et auteur de L’Embrasement – Comprendre les enjeux de la guerre Israël-Hamas (Robert Laffont, 2024). Israël, qui avait affiché son objectif d’«éradiquer» le Hamas, peut se targuer d’avoir éliminé ses cerveaux …
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