Captagon: malgré la chute de Bachar el-Assad, le trafic de cette drogue de guerre s’enracine au Proche-Orient

GRAND REPORTAGE – Bachar el-Assad a transformé la Syrie en une narco-économie dopée au Captagon — des amphétamines synthétiques. L’effondrement de son régime ne signe pas la fin du trafic de cette drogue d’abord utilisée par les combattants islamistes puis répandue en Arabie saoudite et dans les pays du Golfe.

Derrière les vitres du pick-up, les rues d’Erbil clignotent frénétiquement. La croix de la cathédrale Saint-Joseph du quartier chrétien d’Ankawa disparaît dans la nuit et le convoi pénètre dans un petit quartier à l’est du parc Peshmerga. À l’intérieur du véhicule, des policiers irakiens en civil échangent des banalités. L’un d’eux fait défiler les actualités sur l’écran de son téléphone. À 600 kilomètres de là, à l’est, dans la Syrie voisine, la coalition de rebelles fédérée sous les djihadistes de Hayat Tahrir al-Cham (HTC, une ancienne faction d’al-Qaida) a lancé son assaut sur Hama après avoir pris Alep. Nous sommes le 2 décembre 2024. Dans moins d’une semaine, le régime de Bachar el-Assad va tomber.

La chute du dictateur ne marque pas seulement la fin d’un régime politique. Elle entraîne aussi l’effondrement d’un système économique : celui de la production et de la distribution du Captagon. Depuis dix ans, cette drogue a inondé la région ; une drogue de synthèse particulièrement…

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Source du contenu: www.lefigaro.fr