À la frontière libanaise, le cessez-le-feu mis à mal: le récit de l’envoyé spécial du Figaro

RÉCIT – Pour les habitants du nord d’Israël, où plusieurs roquettes ont été tirées dernièrement, le retour dans des localités exposées reste un défi.

Après 541 jours de réserve, Lior Shelef va enfin pouvoir retirer son uniforme. « C’est un moment historique ! », se réjouit cet habitant de Snir, un kibboutz situé dans l’extrême nord d’Israël, à une centaine de mètres du Liban. Il a été mobilisé le 7 octobre 2023 et, depuis, il est sous les drapeaux. « Demain, je vais m’habiller en civil, mais je garde mes armes à la maison », précise-t-il. Né à Snir, cet homme de 49 ans, sait combien la situation reste instable dans cette partie du pays. Surnommée « le doigt d’Israël », la vallée de la Houla, où il habite, s’enfonce comme un coin entre le Liban et la Syrie.

Ici, les séquelles de 14 mois de guerre avec le Hezbollah sont encore bien visibles. Les frontières ne sont pas figées et la zone reste aussi explosive qu’un baril de poudre. Le cessez-le-feu avec la milice chiite vient de connaître de nouveaux accrocs, les plus inquiétants depuis son entrée en vigueur, fin novembre. Mardi matin, Israël a bombardé le quartier sud…

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Source du contenu: www.lefigaro.fr