À la frontière libanaise, l’armée syrienne engagée contre le trafic de captagon

REPORTAGE – La production et le trafic de drogue étaient l’un des piliers du régime syrien, régulièrement qualifié de narco-état.

Sur la route filant vers les montagnes libanaises, les restes d’un drapeau jaune du « parti de Dieu » flottent suspendu à un arbre. « À partir de ce check-point jusqu’à la frontière libanaise, tout ce territoire était jusqu’à il y a encore peu sous le contrôle des miliciens du Hezbollah  », lance Mahmoud Abdelkader en balayant de son index l’horizon vallonné du Wadi Hanna. Entouré d’une dizaine d’hommes, ce jeune militaire est depuis la chute du régime à la tête d’une patrouille chargée de la sécurité des frontières.

Début février, la nouvelle armée syrienne a repris le contrôle de cette région reculée située à l’ouest de la ville de Homs. Gisant sur le bas-côté, la carcasse noircie d’un tank syrien abattu par un missile antichar du Hezbollah témoigne de la violence des affrontements. « Les combats pour reprendre toute la vallée ont duré plus de dix jours », lâche un soldat de cette unité le visage dissimulé derrière un cache-col. « Nous avons dû faire face à une âpre résistance…

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Source du contenu: www.lefigaro.fr