À la cathédrale de Libreville, l’Afrique pleure le « pape des pauvres »

REPORTAGE – Perçu comme le souverain pontife des « périphéries », François a profondément marqué les Africains. Les Gabonais lui rendent hommage, saluant un homme humble, proche des exclus, qui a su parler à l’Afrique avec le cœur.

Le soleil se lève à peine sur Libreville lorsque les premiers chants s’élèvent dans la cathédrale Sainte-Marie. « Alléluia ! Alléluia ! En avant, le Seigneur, le Christ est vivant ! », chante l’assemblée. Malgré la célébration de la Résurrection, sous les ventilateurs qui brassent l’air chaud et humide, les visages sont graves. Dans cette grande église blanche et bleue, les fidèles prient pour le pape François, mort ce lundi de Pâques.

« C’était un choc. Nous étions en pleine célébration, dans la joie des baptêmes, quand la nouvelle est tombée. Tout le monde a poussé un cri de tristesse », raconte l’abbé Godefroy. Pour lui, comme pour beaucoup ici, le pape François était un père spirituel, un homme de Dieu proche des plus humbles : « Il vivait dans la simplicité et l’humilité, il refusait le faste. Il parlait avec sa conscience et son cœur. »

Depuis son élection en 2013, l’Argentin Jorge Mario Bergoglio, devenu François, avait placé l’Afrique au cœur de…

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