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Une plainte collective a été déposée en Californie contre le constructeur, suspecté de gonfler les distances parcourues afin d’accélérer l’expiration de la garantie des véhicules et ainsi éviter d’avoir à payer les réparations.
Alors que Tesla traverse déjà une mauvaise passe, entre dégringolade de ses ventes et image entachée par son patron Elon Musk, voilà une nouvelle affaire qui pourrait encore déstabiliser la firme. Le constructeur américain de voitures électriques est visé par une action collective en Californie, l’accusant de trafiquer les compteurs kilométriques de ses véhicules pour qu’ils indiquent des distances plus importantes que celles réellement parcourues. Le but étant, selon la plainte, que les garanties expirent plus rapidement, évitant ainsi à Tesla d’avoir à payer les réparations.
Le plaignant principal à l’origine de ce recours collectif, Nyree Hinton, a expliqué avoir acheté en décembre 2022 une Tesla Model Y d’occasion, avec 36.772 miles (environ 59.000 km) au compteur. En 2023, il assure avoir remarqué que «le kilométrage moyen accumulé par jour et par mois par son véhicule Tesla était beaucoup plus élevé que son utilisation», évoquant des chiffres gonflés d’au moins 15%, voire parfois jusqu’à 117%. De mars à juin 2023, par exemple, sa voiture indiquait que le conducteur avait parcouru 72,35 miles par jour, alors qu’il en roulait à peine 20 par jour.
«Algorithmes prédictifs» et «mesures de consommation d’énergie»
Résultat, la garantie de base de Nyreen Hinton, fixée à 50.000 miles, «a expiré bien avant la date prévue», affirme la plainte. En janvier 2024, lorsqu’il s’est agi de réparer un problème de suspension, le propriétaire du véhicule a donc dû payer de sa poche les 10.000 dollars de réparations. Selon le plaignant, «plutôt que de s’appuyer sur des systèmes mécaniques ou électroniques pour mesurer la distance», le système de compteur kilométrique de Tesla se baserait sur «des algorithmes prédictifs, des mesures de consommation d’énergie » ou encore sur le «comportement du conducteur», manipulant et déformant ainsi le kilométrage réel parcouru.
Grâce à cette fraude supposée – qui aux États-Unis constitue un crime fédéral -, Tesla «augmente les revenus des réparations, réduit les obligations de garantie et contraint les consommateurs à acheter prématurément des extensions de garantie», affirme le recours, tout cela se traduisant ainsi «par un gain financier» pour l’entreprise, au détriment des clients. La plainte fait référence à des histoires similaires, partagées en ligne par d’autres propriétaires de véhicules de la marque, de hausses inexpliquées du kilométrage, en particulier avant l’expiration de la garantie.
Nyreen Hinton réclame ainsi des dommages et intérêts compensatoires et punitifs pour les conducteurs de Tesla en Californie, pouvant potentiellement concerner plus d’un million de véhicules, rapporte Reuters. Si Tesla et l’avocat de la firme n’ont pas répondu aux demandes de commentaire de la presse américaine, ils ont nié les allégations figurant dans la plainte, précise l’agence de presse.
Source du contenu: www.lefigaro.fr






