”
data-script=”https://static.lefigaro.fr/widget-video/short-ttl/video/index.js”
>
Astrid Panosyan-Bouvet estime que «des taxes et des cotisations» pourraient s’appliquer aux personnes dont la pension de retraite dépasse les 2000, voire les 2500 euros mensuels.
C’est une annonce qui risque de faire grincer des dents les plus de 17 millions de Français à la retraite. Ce mardi matin, la ministre chargée du Travail et de l’Emploi a évoqué une idée selon laquelle des «taxes et des cotisations pourraient être envisagées sur les retraités qui peuvent se le permettre, en fonction du niveau de pension». L’objectif, financer la branche autonomie de la protection sociale. Pour Astrid Panosyan-Bouvet, c’est une proposition «qu’il faut regarder et dont il faut discuter avec les parlementaires». Cette mesure pourrait venir en complément de la proposition du Sénat de travailler sept heures de plus, non rémunérées, pour les salariés.
«On travaille 70 heures de moins que les Allemands et 100 heures de moins dans la moyenne de l’Union européenne», pointe la ministre chargée de l’Emploi, qui écarte toutefois la suppression d’un jour férié. «Les différents enseignements sur les applications uniformes ont montré qu’il ne s’agissait pas de la meilleure formule», complète la représentante du gouvernement. Si du temps de travail supplémentaire était voté par les parlementaires, il pourrait ainsi s’agir de «10 minutes par semaine».
«Il faut qu’on arrête de les voir comme un bloc homogène»
«Le financement de la protection sociale incombe trop aux entreprises et aux travailleurs, la charge doit être mieux répartie, au risque d’une dépendance», ajoute Astrid Panosyan-Bouvet, invitée de la matinale de TF1. Concernant sa proposition de mettre à contribution les aînés les plus aisés, la ministre estime que «ça peut être 40% des retraités». «Il faut qu’on arrête de les voir comme un bloc homogène», souligne-t-elle. S’il n’y a pas encore eu de discussions parlementaires sur cette initiative, elle estime que «des taxes et des cotisations» pourraient s’appliquer aux personnes dont la pension de retraite dépasse les 2000, voire les 2500 euros mensuels.
Pour financer la protection sociale, Astrid Panosyan-Bouvet considère qu’il faut trouver «2,5 milliards d’euros en année pleine». «Si on ajoute une contribution des retraités qui peuvent se le permettre, ce serait entre 500 et 800 millions d’euros» qui pourraient être collectés en plus. «Il faut qu’on se pose la question», a-t-elle répété, soulignant qu’il existe aujourd’hui «une solidarité intergénérationnelle» mais qu’il pourrait également y avoir «une solidarité entre les aînés avec ceux qui peuvent se le permettre».
”
data-script=”https://static.lefigaro.fr/widget-video/short-ttl/video/index.js”
>
Source du contenu: www.lefigaro.fr






