«Personne ne sait s’il y aura assez de quantités disponibles en 2030» : Le transport aérien face à la réalité du biocarburant

DÉCRYPTAGE – L’Union européenne exige, depuis le 1er janvier, que les transporteurs aériens incorporent du biocarburant dans leurs réservoirs. Problème : le carburant coûte cher et sa production reste limitée.

Une date à marquer d’une pierre blanche. Le 28 novembre 2023, Virgin Atlantic a été la première compagnie aérienne à réaliser un vol avec 100 % de carburant d’aviation durable. Un Londres-New-York. En tout, 45 transporteurs aériens ont déjà fait 450.000 vols pour lesquels le kérosène était mélangé avec ce que les Anglo-Saxons appellent du SAF (Sustainable Aviation Fuel). Un tableau encourageant qui ne rend pas compte d’une réalité plus brutale.

Partout dans le monde, on assiste à une explosion de la demande de SAF, un carburant récent bien moins émetteur de gaz à effet de serre. Problème, la production de ce produit issu de la biomasse (huiles usagées, déchets agricoles…) ne suit pas. « Les volumes progressent mais beaucoup trop lentement », estime Willie Walsh, directeur général d’Iata, qui regroupe 270 compagnies européennes. En 2024, 1 million de tonnes de ce carburant est sorti des usines quand on en prévoyait 1,5 million. Soit seulement 0,3 % de la production de kérosène.

Des crédits d’impôt aux États-Unis

Or les transporteurs…

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