TÉMOIGNAGES – Fini les réservations sans engagement. Pour lutter contre les absences de dernière minute, de plus en plus de restaurateurs français exigent de leurs clients une empreinte bancaire à la réservation. Un dispositif en pleine expansion, mais qui ne fait pas l’unanimité.
C’est une mesure qui se généralise discrètement mais sûrement : pour garantir leurs réservations, de nombreux restaurants demandent désormais aux clients de renseigner leurs coordonnées bancaires. En cas d’absence injustifiée, des frais – pouvant aller de 10 euros jusqu’à plusieurs centaines d’euros – peuvent être facturés. Une «taxe lapin» qui vise à dissuader les clients de faire faux bond à la dernière minute, alors que cette tendance est en plein essor depuis la crise sanitaire.
«Sur une soirée de 200 couverts, il nous arrivait d’avoir jusqu’à 40 no-show (des réservations non honorées, ndlr)», raconte Julia Chican, cofondatrice des restaurants végétariens Maslow et Fellows à Paris. D’abord réticente à imposer cette garantie, elle a fini par changer d’avis. «On a commencé par les groupes de plus de quatre, puis on a généralisé». Même raisonnement à la table de Lou Serafini, le bistrot L’Instinct, situé dans le 3e arrondissement de la capitale. «Avant la Covid, on subissait plusieurs annulations par jour. Après la crise, avec la hausse des charges et les difficultés de recrutement, on a dû sécuriser les réservations. L’empreinte bancaire nous a permis de diviser les no-show par cinq.»
Une application encore progressive
Sur le plan juridique, l’encadrement est clair
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