DÉCRYPTAGE – Instauré en 2005, le régime additionnel de la fonction publique (RAFP) couvre 4,5 millions de fonctionnaires et compte parmi son conseil d’administration, les huit organisations syndicales représentatives des agents publics.
Face à la baisse inéluctable du nombre d’actifs – qui financent les pensions des plus âgés actuels -, par rapport au nombre de retraités, des voix s’élèvent pour défendre l’introduction d’une part de capitalisation dans un système qui s’essouffle. Gérald Darmanin, le ministre de la Justice, envisage ainsi le remplacement « d’une partie de la retraite par répartition par de la capitalisation », quand Gabriel Attal, le chef des députés macronistes, estime que « tout est ouvert, y compris la question de la capitalisation ». Question soulevée aussi à droite, le rapporteur général du budget du Sénat, Jean-François Husson (LR) estimant par exemple que « l’épargne individuelle permettrait de consolider le système par répartition ». Ou encore du côté du patronat, qui ne se cache plus de vouloir introduire un étage supplémentaire au système de retraite.
Les oreilles syndicales sifflent. Invitées à se mettre autour de la table pour discuter avec les représentants patronaux de la meilleure…
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