Si les TGV et Ouigo ne seront toujours pas perturbés par le mouvement social mardi 6 mai, des TER seront supprimés dans plusieurs régions. En Île-de-France, certaines lignes de RER et de Transilien seront perturbées.
Encore une journée délicate à prévoir mardi pour les voyageurs du rail. Comme lundi, tout roulera du côté des TGV inOui et des Ouigo, mais ce sera plus difficile sur les lignes régionales, notamment en Île-de-France où la plupart des RER et certaines lignes de Transilien seront perturbées. Si le PDG de SNCF Voyageurs Christophe Fanichet se réjouissait dimanche du trafic normal attendu sur les grandes lignes en début de semaine, assurant être «loin d’une semaine noire», les perturbations touchent pourtant de nombreux voyageurs. Le RER B, par exemple, transporte à lui seul trois fois plus de monde chaque jour que l’ensemble des TGV et Ouigo réunis, et seuls un train sur deux à deux trains sur trois circuleront mardi selon les branches.
Difficile d’y voir clair, par ailleurs, sur l’ampleur de la grève, car SNCF Voyageurs ne communique pas au niveau national sur les perturbations régionales causées par ce mouvement social. Par ailleurs, chaque région fournit des informations inégales aux voyageurs. Dans la plupart d’entre elles, l’opérateur invite simplement les passagers à consulter les fiches horaires pour voir si leur train circule ou pas, au cas par cas.
En Île-de-France
C’est dans la région francilienne que le trafic sera à nouveau le plus perturbé ce mardi 6 mai. Le RER B ne comptera qu’un train sur deux au nord de Paris et deux trains sur trois au sud, avec l’interconnexion maintenue à Gare du Nord. Le RER C ne comptera qu’un train sur deux également. Cela ira mieux sur le RER D, avec quatre trains sur cinq en moyenne. Quant au RER E, Transilien indique prévoir un trafic normal, mais les équipes de la ligne annoncent sur leur compte X un train sur deux seulement sur l’axe Nanterre – Villiers-sur-Marne.
Il n’y aura qu’un train sur deux sur les lignes N et V, quatre trains sur cinq sur la ligne H et deux trains sur trois sur la ligne U. Les lignes J, K, L, P, R, le RER A et les trams T12 et T13 circuleront normalement.
En Normandie
En Normandie, la SNCF annonce un trafic «perturbé» sur certaines lignes du réseau Nomad. Les lignes périurbaines autour de Caen seront «perturbées» ce mardi, et les trains Krono entre Paris et Granville seront «très perturbés». Le service sera en revanche normal autour de Rouen (sauf pour le Caen-Rouen), pour les trains K+ à réservation obligatoire et pour les trains entre Paris et Évreux, Serquigny et Rouen.
En Nouvelle Aquitaine
Dans la région, la circulation des trains sera à nouveau «très perturbée» mardi, comme lundi, prévient la SNCF. Mais pour avoir le détail des trains supprimés ou pas, il faudra passer par l’outil de recherche d’itinéraire, au cas par cas.
Dans les Hauts-de-France
Ce mardi, la SNCF prévoit que le mouvement social ne perturbera que «très faiblement le trafic TER Hauts de France».
Dans le Centre-Val de Loire
«La circulation des trains sera perturbée sur les lignes de la région Centre Val de Loire à partir du dimanche 4 mai en raison d’un mouvement social», indique la SNCF, sans préciser les perturbations précises attendues ce mardi. Là encore, il faut se reporter à l’outil de recherche d’horaire pour des informations au cas par cas.
Dans les autres régions
Dans les Pays de la Loire, la SNCF précise simplement sur son compte X que des perturbations sont à attendre cette semaine, et invite à regarder les horaires au cas par cas. Idem en Occitanie, en Auvergne Rhône-Alpes et en Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Dans certaines régions, les voyageurs échappent – pour le moment – aux perturbations dues à la grève. C’est notamment le cas en Bretagne, indique le site SNCF Connect, mais aussi dans le Grand Est, où le mouvement social ne devrait se faire ressentir qu’à partir de mercredi, selon le site des TER régionaux.
La grève est prévue pour durer jusqu’à ce dimanche 11 mai, couvrant le pont du 8 mai. La situation devrait se dégrader dès mercredi, le RER D annonçant par exemple sur les réseaux sociaux s’attendre à un trafic «très fortement perturbé».
Source du contenu: www.lefigaro.fr







