Un mouvement social orchestré par un syndicat «minoritaire» cloue au sol des avions de la compagnie low-cost du groupe Air France-KLM jusqu’à minuit ce dimanche.
Un mouvement de grève commencé vendredi 30 mai pénalise des milliers de voyageurs à destination de la Grèce, de l’Algérie, du Portugal ou encore de la Tunisie. Le personnel navigant commercial (PNC, communément appelé stewards et hôtesses de l’air) de la compagnie Transavia France est mobilisé autour de revendications salariales et de l’organisation du temps de travail, à l’appel du syndicat UNSA-PNC. Le préavis de grève, déposé le 7 mai, contenait des revendications sur la revalorisation des heures de nuit, des primes de ventes à bord, ou encore une amélioration des plannings.
Contacté par Le Figaro, Transavia France confirme qu’un mouvement social est en cours et perturbe les opérations de la compagnie. Le tract du syndicat que Transavia France qualifie de «minoritaire» indique une fin de la mobilisation pour ce dimanche 1er juin à 23h59. En novembre dernier, un précédent mouvement de grève n’avait impacté que 2% des vols de la compagnie, mais davantage de voyageurs semblent concernés cette fois-ci.
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Quelle indemnisation attendre ?
«Mes parents ont esquivé la grève des taxis à l’aller et la grève Transavia au retour. Incroyable», tweetait un internaute en début de soirée. Beaucoup n’ont pas eu la même chance. «Une fois de plus planté par @transaviaFR qui annule un vol à 12h du décollage sans solution de rechange crédible avant 48h», «Même combat ici Minorque – Paris. Nous devions rentrer ce matin annulé. Vol de demain proposé et pris. Annulé. Et on nous a proposés à jeudi 5? Mais quelle blague!», les réactions se multiplient sur les réseaux sociaux alors que le nombre de vols cloués au sol n’est pas encore estimé avec précision.
UNSA-PNC
Sur le site Flightradar24 ce matin, certains vols au départ de l’aéroport de Paris-Orly étaient indiqués comme «scheduled» («programmés», en français). Une information relativement floue qui remplace l’heure de départ estimée qu’indique habituellement la plateforme. D’autres, censés être déjà partis, étaient indiqués comme «unknown» («inconnu»). Cela signifie que le vol est programmé, officiellement, mais qu’aucune information de départ n’a encore été publiée. À quelques minutes du départ, cela équivaut bien souvent à une annulation tacite du vol. La compagnie assure pourtant maintenir 90% de ces vols pour la journée, d’après les informations du site air-journal.fr. «Tous les passagers concernés par une annulation sont informés directement», assure Transavia France.
Selon le règlement européen CE 261/2004, les compagnies aériennes sont exonérées du versement d’une indemnité forfaitaire aux passagers lorsque l’annulation ou le retard du vol est due à des «circonstances extraordinaires» qui échappent à leur contrôle, comme une grève des contrôleurs aériens ou du personnel au sol de l’aéroport (par exemple, bagagistes, personnel de sécurité).
Mais ce mouvement initié par les PNC n’entre pas dans ce cadre. La compagnie est donc tenue à certaines obligations. «Transavia rembourse tous les vols non effectués», déclare la compagnie. «Si les passagers ont trouvé une solution alternative pour se rendre à leur destination, Transavia rembourse la différence tarifaire du nouveau billet d’avion, les nuits d’hôtels, restaurant. Pour l’hébergement, à hauteur de 80€ par personne et par nuit et pour les repas, 20€ par repas. Est également pris en charge le transport entre hôtel et aéroport. Enfin, Transavia rembourse entièrement les trajets effectués en train ou en bus», précise l’entreprise.
Transavia France est une filiale du groupe Air France-KLM, détenue à 100% par Air France. Elle a été fondée en 2007 à la suite d’un partenariat entre Air France et Transavia Hollande, et propose des vols à prix compétitifs au départ de la France, des Pays-Bas et de la Belgique.
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