Si les structures patronales plaident pour la stabilité fiscale et «une vraie action sur les dépenses de fonctionnement de l’action publique», la CGT, elle, estime que François Bayrou n’a «pas tiré les leçons de la censure du gouvernement Barnier».
La pression commence déjà à monter. Les organisations patronales françaises ont rappelé lundi au gouvernement tout juste formé l’«urgence à trouver des compromis» et exhorté à la «stabilité», notamment fiscale, dans l’optique de bâtir un budget pour 2025. Le gouvernement «est face à des défis majeurs, dans un contexte de net ralentissement économique» : «il doit apporter de la stabilité et de la visibilité, comme nous l’avons rappelé la semaine dernière avec les autres partenaires sociaux», écrit le Medef dans un communiqué. Pour la première organisation patronale, le «premier défi sera de proposer un budget qui devra baisser les dépenses publiques et tenir compte du contexte économique permettant aux entreprises de se développer et de créer des emplois (…) et qui privilégie la croissance». Le Medef assure qu’il «sera au rendez-vous d’un dialogue indispensable.»
Le président de la Confédération des PME François Asselin a dit attendre du nouveau gouvernement «une vraie action sur les dépenses de fonctionnement de l’action publique», «une stabilité fiscale» et qu’il «n’augmente pas le coût du travail». La CPME attend aussi «un engagement fort sur la simplification». La troisième organisation patronale, l’U2P (entreprises de proximité), invite le gouvernement de François Bayrou à «laisser de côté les postures politiques pour se consacrer à 100% au redressement du pays». Selon elle, «il y a urgence à trouver des compromis sur (…) la maîtrise des dépenses publiques et la réduction des déficits, le pouvoir d’achat et la sécurité des Français, la simplification de la vie des entreprises (…)».
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«Le gouvernement doit agir d’urgence»
Le Syndicat des Indépendants (SDI) et des TPE, pour sa part, a rappelé que «la paralysie politique impacte lourdement notre économie». «Le gouvernement doit agir d’urgence pour redonner des perspectives aux entreprises», avec «une ligne rouge claire : aucune hausse des prélèvements obligatoires», a réagi son secrétaire général Marc Sanchez, en demandant une réforme du temps de travail pour «conjuguer compétitivité, hausse du pouvoir d’achat et recettes sociales».
Du côté des travailleurs, la CFDT Fonctions Publiques a réagi dans un communiqué à la nomination de Laurent Marcangeli au ministère de l’Action publique. Pour l’organisation, il est nécessaire que le nouveau gouvernement «se donne les moyens de l’apaisement pour construire des réponses durables aux enjeux d’attractivité qui sont ceux de la Fonction publique et de l’ensemble des services.» La CGT, quant à elle, appelle le nouveau gouvernement «à répondre aux urgences sociales» et «à changer de politique», estimant que le Président et son premier ministre n’ont «pas tiré les leçons de la censure du gouvernement Barnier». Le syndicat dirigé par Sophie Binet plaide pour un soutien massif aux Mahorais, des mesures pour éviter les «centaines de milliers de licenciements en cours» et l’«abrogation de la réforme des retraites».
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