Fin du fact-checking chez Meta : Paris fait part de son «inquiétude»


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La diplomatie française a assuré mercredi qu’elle serait «vigilante» sur le respect par le groupe de la législation européenne.

La diplomatie française a exprimé mercredi son «inquiétude» face à la décision de Meta (Facebook, Instagram, WhatsApp) de cesser ses opérations de fact-checking aux États-Unis, assurant qu’elle sera «vigilante» sur le respect par le groupe de la législation européenne. «La liberté d’expression, droit fondamental protégé en France et en Europe, ne saurait être confondue avec un droit à la viralité qui autoriserait la diffusion de contenus inauthentiques touchant des millions d’utilisateurs sans filtre ni modération», a affirmé le porte-parole de la diplomatie française dans une déclaration. «La France maintiendra sa vigilance pour s’assurer que Meta, ainsi que les autres plateformes, respectent leurs obligations au regard des législations européennes, et en particulier au Digital Service Act (DSA)», ajoute le porte-parole, selon qui cette réglementation est «partie intégrante du bon fonctionnement démocratique de l’UE, et pour protéger nos concitoyens des ingérences étrangères et manipulations de l’information».

Le groupe de Mark Zuckerberg a annoncé mardi qu’il mettait fin à son programme de fact-checking aux États-Unis pour le remplacer par un système de notes de contexte, semblable à celui qu’utilise X. L’annonce de Meta survient alors que les républicains américains ainsi que le propriétaire du réseau social concurrent X, Elon Musk, se sont plaints à de multiples reprises des programmes de fact-checking, qu’ils assimilaient à de la censure. L’AFP participe dans plus de 26 langues à un programme de fact-checking développé par Facebook, qui rémunère plus de 80 médias à travers le monde pour utiliser leurs fact-checks sur sa plateforme, sur WhatsApp et sur Instagram.

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