Eaux contaminées : tout comprendre à la crise qui secoue la marque Perrier en 5 questions

DÉCRYPTAGE – La prestigieuse marque d’eau minérale gazeuse, propriété du groupe Nestlé, s’est vue ordonner ce mercredi 7 mai par la préfecture du Gard de retirer son système de microfiltration mis en cause sur son site de Vergèze.

Perrier secoué par une crise qui menace jusqu’à son existence. L’iconique marque d’eau minérale gazeuse, propriété de Nestlé Waters, est en partie fixée sur son sort depuis que la préfecture du Gard l’a mise en demeure ce mercredi de «retirer dans un délai de deux mois» son système de microfiltration de son eau minérale à Vergèze. Nestlé Waters a affirmé qu’«une solution technique va être recherchée pour le site de Vergèze». «Si elle est acceptée, pourrait permettre au préfet d’envisager d’autoriser la poursuite de l’exploitation de l’eau minérale naturelle Source Perrier à Vergèze.»

Parallèlement, la préfecture a annoncé poursuivre «l’instruction de la demande de renouvellement de l’autorisation» accordée au groupe agroalimentaire suisse pour exploiter sa source d’eau en tant qu’«eau minérale naturelle». La décision devra «intervenir avant le 7 août». C’est donc l’avenir même de la commercialisation des eaux Perrier sous ce label qui est en jeu. Que reproche-t-on à Nestlé ? Les forages sont-ils en cause ? Est-ce dangereux de boire du Perrier ? Le Figaro fait le point sur la situation en cinq questions.

Qu’est-il reproché au groupe Nestlé, producteur des eaux Perrier ?

Depuis plus d’un an, Nestlé Waters est empêtré dans le scandale des eaux contaminées filtrées. Le groupe suisse est pointé du doigt pour avoir, jusqu’en 2021, utilisé des traitements de désinfection de ses eaux, qui ne sont pas dangereux mais interdits pour les eaux minérales. En janvier 2024, Radio France et le Monde avaient révélé que la multinationale avait eu recours à des filtres ultraviolets, des charbons actifs et de la microfiltration pour endiguer des contaminations, bactériennes ou chimiques, sur certains de ses puits, dans le Gard, à Vergèze, site de production du Perrier, mais aussi dans les Vosges, où sont produites les eaux Hépar, Contrex et Vittel.

Si Nestlé a reconnu l’usage de ces procédés, il assure désormais s’être mis en conformité…

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Source du contenu: www.lefigaro.fr