Du foie gras «gastronomique» au rôti de chapon, attention aux fausses promesses des produits stars de Noël

L’ONG de défense des consommateurs Foodwatch traque dans une étude l’écart entre les promesses marketing et le véritable contenu des produits.

Gare aux promesses marketing. En prévision de Noël, l’ONG Foodwatch a sillonné les rayons de supermarchés pour repérer les multiples arnaques sur les étiquettes des produits stars des fêtes de fin d’année. Dans une étude dévoilée par Le Parisien , l’organisation cible cinq produits, qu’elle met au vote, pour décerner la pire arnaque de Noël. Cette année, Foodwatch épingle un escargot de la marque Lanvin saveur framboise, sans framboise, ni même d’arôme de framboise ! La boîte de chocolats vendue environ huit euros, promettait pourtant l’ingrédient à coups de touche rose sur l’emballage, évoquant le fruit de manière insistante. Des promesses vaines, également repérées sur le rôti de chapon Maître Coq aux morilles contenant seulement 0.3% de morilles. Selon la même méthode marketing, le champignon est copieusement mis en avant sur l’étiquette. 

Sur deux autres produits, ce sont les impacts sur la santé qui sont dissimulés aux consommateurs. L’emballage des Bouchées pâtissières Tipiak promet un produit «parsemé de paillettes de fêtes» avec une « pâte feuilletée dorée et croustillante », une « offre gourmande». Sauf que les bouchées contiennent, «non pas du beurre comme on s’y attend, mais de l’huile de palme», dénonce l’ONG. Le bloc de foie gras de canard «Gastronomique» au sauternes de Maison Montfort, contient lui du nitrite de sodium (E250), une substance cancérogène, alors même qu’il est qualifié de «gastronomique».

Autre pirouette effectuée, cette fois par la marque Delpeyrat, avec sa crème de vinaigre balsamique spécial foie gras. Placé à côté des foies d’oie et de canard en rayon, le produit est vendu à 4,50€ pour 60 ml, soit 56,25€ le litre. Mais dans les étalages des huiles et vinaigres, Foodwatch a repéré «une crème de vinaigre balsamique à la composition similaire, bio, près de 2 fois moins chère au litre». «Ces exemples le montrent bien : la réglementation est trop laxiste et permet ces abus. Nous exposons publiquement ces marques qui trichent et dont l’image semble importer davantage que la transparence », explique Audrey Morice, chargée de campagnes chez Foodwatch France.

Un mode opératoire qui semble fonctionner, du moins si l’on en croit les marques ayant modifié leur étiquetage suite à des campagnes du même type. En parallèle de son étude sur les arnaques de Noël, Foodwatch a recensé «ses victoires» auprès des marques qu’elle avait épinglées dans le passé. Parmi elles, les chocolats «Petits Plaisirs» de Ferrero qui contenait, d’après les calculs de Foodwatch, «plus de 50% de vide» en 2023. Cette année dans les rayons, la taille de l’emballage a réduit, pour le même nombre de chocolats, «preuve que l’industriel pouvait mieux faire», se félicite l’ONG. 

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