”
data-script=”https://static.lefigaro.fr/widget-video/short-ttl/video/index.js”
>
«Nous n’obligerons pas à l’installation (dans les déserts médicaux, ndlr) mais nous demandons une solidarité le temps que nous formions mieux», a indiqué la ministre Catherine Vautrin, lundi.
Le gouvernement précisera bientôt son plan contre les déserts médicaux. Quelques jours après l’annonce, par François Bayrou, d’une nouvelle méthode visant à forcer les médecins à effectuer des consultations dans les déserts médicaux jusqu’à deux jours par mois, la ministre chargée notamment de la Santé, Catherine Vautrin, est revenue sur ce projet. Ces mesures de «solidarité» dépendent de la «solidarité» des blouses blanches, a-t-elle indiqué, sur TF1.
«Chacun a compris que de la contrainte, nous sommes passés à la responsabilité. Nous n’obligerons pas à l’installation (dans les déserts médicaux, ndlr) mais nous demandons une solidarité le temps que nous formions mieux», s’est-elle ainsi exprimée ce lundi. Les détails de ce projet sont en train d’être déterminés. «Est-ce que le médecin qui viendra faire des consultations (dans les déserts médicaux, ndlr) aura un remplaçant là où il exerce habituellement ? Quelles seront les conditions financières ? Tout cela est en train de se déterminer», a expliqué Catherine Vautrin, assurant que l’«objectif» du gouvernement était d’être «totalement opérationnel au plus tard début septembre». Des pistes devraient être données ce mercredi, au sortir du conseil des ministres, indique l’entourage de la ministre
Quant à savoir si les médecins seraient contraints – par la loi et en cas de non-respect de celle-ci, par l’amende – d’aller consulter dans les zones dépourvues de médecins, Catherine Vautrin est restée évasive. «Le premier ministre a souhaité que nous mettions en place une réponse rapide, et celle-ci prendra la forme de quelque chose que les généralistes comme les spécialistes connaissent bien, c’est la notion de consultation avancée. En d’autres termes, on demandera aux médecins d’aller au maximum deux jours par mois dans ces zones», a-t-elle affirmé. Cela permettrait ainsi qu’il y ait «un médecin présent toute la semaine dans ces territoires».
À lire aussi
Déserts médicaux : la mesure de « solidarité territoriale » de François Bayrou n’apaise pas les médecins
En attendant, le gouvernement est en train de plancher sur une cartographie des déserts médicaux en France, qui sera disponible «d’ici à la fin du mois de mai». Selon les mots de la ministre de la Santé, ce travail minutieux permettra de «déterminer précisément bassin de vie par bassin de vie où se situent ces endroits». Et ce, en partenariat avec les agences de santé, les préfets et les élus. Ces derniers seront en outre chargés de rendre disponibles un lieu où pourront être accueillis ces médecins détachés. Le but étant, selon la ministre, qu’ils puissent «arriver et se mettre les pieds sous la table». «Il faut qu’ils arrivent dans un endroit équipé», a-t-elle tranché, rappelant qu’il existait en France de nombreuses maisons médicales sans médecin.
Source du contenu: www.lefigaro.fr





