«Des denrées à haut risque de fraude alimentaire» : comment l’UE et les producteurs veulent remettre en ordre le marché du miel

ENQUÊTE – De nombreuses escroqueries existent dans le marché du miel. «Les pots vendus avec des revendications spécifiques concernant l’origine botanique, l’origine géographique ou le statut biologique sont particulièrement exposés», met en garde la Répression des fraudes.

Dans le rayon d’un supermarché, Christine, 60 ans, scrute les pots de miel. «C’est compliqué de trouver leurs origines», déplore cette Lorraine, avant de jeter son dévolu sur un emballage orné d’un drapeau français. Comme elle, «88% des Français jugent légitimement l’origine du miel comme très importante, dès lors qu’elle influe sur la qualité de ce dernier», souligne l’UFC Que-Choisir. Problème, l’indication tricolore est parfois utilisée à tort par certains fabricants, qui importent majoritairement leur miel de l’étranger. Avec 25.000 tonnes de miel produit environ chaque année dans l’Hexagone pour 45.000 tonnes consommées, l’importation s’avère indispensable, à condition qu’elle soit affichée clairement sur les emballages.

Le miel, tout comme l’huile d’olive, figure parmi les «denrées à haut risque de fraude alimentaire», reconnaît la Répression des fraudes (DGCCRF).Falsification, dilution, substitution, allégations trompeuses ou même produits non issus des abeilles présentées comme du miel représentent les principales escroqueries en France. «Les miels vendus avec des revendications spécifiques concernant l’origine botanique, l’origine géographique ou le statut biologique sont particulièrement exposés à ces risques», souligne…

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Source du contenu: www.lefigaro.fr