De 0,1% à -0,1% : visualisez la croissance française en 2024

INFOGRAPHIES – Le PIB a reculé de 0,1% au quatrième trimestre 2024 mais la croissance annuelle (1,1%) reste conforme aux prévisions.

L’économie française a montré des signes de ralentissement fin 2024. Selon les chiffres détaillés publiés ce vendredi par l’Insee, le PIB de l’Hexagone s’est contracté de 0,1% au quatrième trimestre, après une progression de 0,4% au troisième trimestre. Ce repli est inférieur aux prévisions qui anticipaient une croissance nulle sur la période. Malgré ce tardif coup de frein, l’activité économique a progressé de 1,1% sur l’ensemble de l’année 2024, un rythme identique à celui de 2023 mais en net ralentissement par rapport à 2022 (+2,6%).

Un premier semestre atone, un troisième trimestre dopé par les JO

Le premier semestre 2024 a été marqué par une consommation stagnante et des investissements en repli, notamment en raison d’un recul du secteur de la construction. Au troisième trimestre, la demande des ménages s’est nettement redressée. Et l’activité a rebondi, portée par l’effet ponctuel des Jeux olympiques et paralympiques de Paris, qui ont contribué à hauteur de 0,2 point de la richesse nationale. Sur l’année, la consommation des ménages enregistre finalement une hausse globale de 0,4%.

Pour 2025, l’Insee anticipe dans sa note de conjoncture publiée en décembre dernier une croissance modeste de 0,2% aux premier et deuxième trimestres. La Banque de France estime de son côté que le PIB devrait croître de 0,9% sur l’ensemble de l’année avant de rebondir à 1,3% en 2026 grâce à une maîtrise progressive de l’inflation, en dessous de 2% depuis août 2024. Le FMI prévoit également un ralentissement en 2025 avec une croissance attendue à 0,8%, freinée par les ajustements budgétaires. Toutefois, d’après l’organisation internationale, l’économie pourrait repartir plus vigoureusement en 2026 (+1,4 %).

Des incertitudes qui pèsent sur l’avenir

La succession de crises politiques en 2024 a fragilisé la confiance des ménages et la crise budgétaire celle des entreprises, les poussant à plus de prudence. Par ailleurs, les tensions commerciales avec les États-Unis, notamment la menace de hausses des droits de douane, ajoutent une dose d’incertitude supplémentaire.

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