ANALYSE – L’efficacité avec laquelle le président argentin a réduit la dépense publique laisse songeur à Paris.
La personnalité fantasque du président argentin et son goût de la provocation avaient brouillé les pistes. Même s’il continue de fasciner à travers le monde les milieux d’extrême droite, Javier Milei l’a démontré : il n’a rien d’un populiste. C’est un libertarien, qui croit aux vertus du libre-échange et à la discipline budgétaire. À ce titre, l’ancien professeur d’économie met en musique depuis un an une pensée parfaitement rationnelle. Depuis les années Thatcher, peu d’États ont subi un remède de cheval aussi drastique que celui qu’il inflige à l’Argentine en termes de libéralisation de l’économie. Pour l’instant, la méthode est probante : en un an, Milei a réussi à remettre au carré les grands équilibres macroéconomiques, jusqu’ici bien malmenés. L’inflation tourne désormais autour de 3 % à 4 % mensuels, contre 17 % en moyenne sur l’année 2023. Après des coupes drastiques dans les dépenses, le pays affiche aussi un excédent budgétaire. « Mon…
Source du contenu: www.lefigaro.fr







