Casse-tête administratif, crise de l’immobilier, incohérences de l’État… L’impossible transformation de la «France moche»

RÉCIT – Annoncé en grande pompe en 2023, le plan de transformation des zones commerciales vieillissantes d’entrée de villes a du plomb dans l’aile. La conjoncture économique défavorable et la complexité folle de ces projets de grande ampleur empêchent toute avancée. 

«Tous ces magasins sont inondables car le ruisseau passe juste à côté. Il coule même littéralement sous cet hypermarché Carrefour, le magasin But et le concessionnaire Citroën. Sans parler du risque d’éboulement pour tous les points de vente installés sur cette bande de terrain décaissée dans la colline», pointe Hélène Marre. Pour la communauté d’agglomération du Grand Cahors (Lot), elle a la lourde tâche de mener la transformation de cette zone commerciale baptisée Entrée sud et qui s’étend sur trois kilomètres le long de la départementale 820 vers Toulouse. Au programme, une urgence, celle d’élargir de lit du ruisseau pour éviter de nouvelles crues. Mais ce n’est pas la seule raison de ce chantier. «C’est la “France moche ” dans toute sa splendeur, avec cette succession de magasins “boîtes à chaussures”, de parkings et de voitures qui sont omniprésents», poursuit la cheffe de projets.

À l’instar de Cahors, de nombreuses communes aimeraient transformer ces hectares bitumés sans âme qui…

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Source du contenu: www.lefigaro.fr