TRIBUNE – L’Europe doit lancer une stratégie industrielle ambitieuse visant à développer l’ensemble de la chaîne de valeur de ces carburants sur son sol, afin de réduire sa dépendance énergétique.
Martin Bohmert, directeur de projets chez McKinsey, et Hugues Lavandier, directeur associé senior
L’aviation européenne vise la neutralité carbone à horizon 2050. Ce défi impose de concilier décarbonation et compétitivité économique, un équilibre délicat où les carburants d’aviation durable (SAF) jouent un rôle central.
Selon l’Association du transport aérien international (Iata), les SAF pourraient contribuer à hauteur de 65 % à la réduction des émissions du secteur aérien dans un scénario net zéro à horizon 2050. Cet objectif, partagé par 25 compagnies aériennes engagées dans l’initiative SBTi (initiative ayant vocation à accompagner les entreprises dans la réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre), reste loin d’être universel. Des contraintes, notamment financières, ont conduit certaines à se retirer de l’initiative, tandis que quelques projets SAF ont été annulés – les projections de capacité de production globales pour 2030 ont ainsi été révisées à la baisse, 38,1 millions…
Source du contenu: www.lefigaro.fr






