La plateforme opte pour un modèle « local », face à la fin de l’exemption de minimis sur les petits colis.
Un changement de paradigme. En mettant fin le 2 mai à l’exemption de minimis sur les petits colis arrivant de Chine aux États-Unis, Donald Trump a plongé la plateforme chinoise Temu dans le chaos. Instaurées dans les années 1930 sur les colis arrivant de l’étranger d’une valeur inférieure à 800 dollars, ces exemptions de droits de douane avaient permis au champion chinois d’inonder les États-Unis de ses produits à très bas prix.
Changement de modèle
Dans la précipitation, il a fallu imaginer comment limiter la casse. Sans prévenir, les dirigeants de Temu ont opté pour une stratégie de repli, selon la presse américaine. Subitement, ils ont modifié la version américaine de l’appli, et supprimé tous les produits venant de Chine de la plateforme. Seuls les produits chinois arrivés avant le 2 mai sur le sol américain peuvent être achetés. « Nous avons basculé aux États-Unis dans un modèle d’approvisionnement local, expliquent-ils. Désormais, les ventes aux États-Unis sont gérées par des vendeurs basés aux États-Unis. »
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Avant de priver les Américains d’une bonne partie de son assortiment, Temu avait prévenu qu’il augmenterait drastiquement ses prix. Beaucoup de consommateurs américains en ont profité pour faire des affaires avant l’échéance du 2 mai. Maintenant, c’est l’Europe, qui s’inquiète d’une déferlante de petits colis chinois. Bruxelles n’exclut pas de taxer les petits colis, mais pas avant 2026…
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