CHRONIQUE – Les exemples britannique et espagnol le démontrent : en quelques mois, les grandes fortunes modifient leurs habitudes pour éviter l’impôt. Une taxe sur les plus riches ne fonctionne qu’au niveau mondial.
Le budget 2026 s’annonçait comme un rendez-vous grave pour la nation : il devait être l’occasion d’une prise de conscience des réformes à mener pour sortir la France de l’ornière, avait promis François Bayrou. Las, la rivière a vite retrouvé son lit. Quelques semaines après son lancement, le grand débat sur les finances publiques se concentrait déjà sur la manière la plus efficace d’imposer les plus riches avec en point d’orgue la proposition, inspirée de l’économiste Gabriel Zucman, de taxe minimum de 2 % sur le patrimoine des plus aisés, le calendrier parlementaire ayant fait coïncider l’examen par le Sénat du projet de loi dédié à ce nouvel impôt avec les prémices de la préparation du projet de loi de finances 2026.
Les sénateurs ont retoqué le principe de cette taxation réservée aux 1 800 Français détenant plus de 100 millions d’euros sous forme de patrimoine immobilier, professionnel ou financier. La gauche n’entend pas en rester là et profitera des débats fiscaux à venir pour…
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