CHRONIQUE – Loin de provoquer le sursaut espéré, le gigantesque défi écologique semble avoir écrasé tout esprit de responsabilité individuelle.
Lors de la dernière conférence de presse de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde arborait un collier de lettres dorées formant le terme anglais « In charge » ; en français, « responsable ». La présidente de l’institution signifiait ainsi qu’elle ne quitterait pas son poste avant son terme, comme la rumeur l’avait laissé entendre. De la communication efficace, agrémentée d’une touche de coquetterie. Le message était attendu, il brille pourtant, du moins en France, par son originalité. Entendre une personnalité publique s’assumer responsable de quoi que ce soit surprend désormais. Le délitement des services publics, les déséquilibres de nos finances… Tous les politiques discourent volontiers des heures durant sur ces vastes chantiers, mais personne n’entend rendre compte de son (in)action.
Le constat dépasse largement les sphères dirigeantes. Ces dernières années, au fur et à mesure que se précisait le caractère écrasant du défi écologique, l’injonction à la responsabilité…
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