ENTRETIEN EXCLUSIF – Le plus populaire des peintres anglais et l’un des artistes les plus chers au monde investit la Fondation Louis Vuitton de sa joie de vivre. Rencontre avec ce fumeur invétéré qui a mis l’art contemporain en couleurs.
Depuis notre rencontre dans son repaire en Normandie, pendant l’été 2022, David Hockney, 87 ans, a perdu de sa force, pas de son humour. Ce peintre si anglais jusque dans sa palette audacieuse et sa tenue haute en couleur navigue avec un zeste d’impatience dans son « electric chair » (clin d’œil à Warhol), regardant longuement l’accrochage de cette exposition éclatante sur 70 ans de peinture. Ses deux infirmiers lui apportent son Coca, mais il allume seul ses chères cigarettes, avec le même geste de dandy qu’il a toujours eu. La vitalité tapie comme un volcan pas encore éteint.
LE FIGARO. – Cette exposition est l’apothéose de 70 ans de peinture. En êtes-vous heureux ?
DAVID HOCKNEY. – Oui, elle est optimiste. Lorsque, à l’été 2017, nous avons pris l’avion après le vernissage de ma rétrospective au Centre Pompidou, nous pensions avec « JP » (Jean-Pierre Gonçalves de Lima, son partenaire et son bras droit, NDLR) que c’était la plus belle exposition que nous ayons jamais eue…
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