Un printemps à Naples, de Vincent Haegele : les Deux-Siciles sous la coupe de Napoléon

CRITIQUE – Si Naples est un nain politique et militaire, elle est aussi un phare des Lumières, mais dont les visiteurs méprisent la population.

Vincent Haegele, archiviste paléographe, conservateur des bibliothèques de Versailles et historien prolifique, poursuit sa chevauchée à travers les grandes capitales au temps des conquêtes napoléoniennes. À Vienne après l’éclat d’Austerlitz, « l’esprit à cheval », cavalier fantôme, était passé en trombe, sans s’arrêter. À Naples cette fois-ci, il ne daigne même pas venir. Mais il n’en est pas moins présent et agissant.

Avec le royaume des Deux-Siciles, il y a un peu de l’Orient compliqué. C’est cet écheveau emmêlé au gré des rapports de puissance que l’auteur débrouille dans un style clair, parfois compact à force de densité. Ferdinand IV, roi de Naples et de Sicile, de la maison de Bourbon, qui n’est pas, selon l’auteur, le benêt sympathique qu’on a voulu voir, et son épouse Marie-Caroline, sœur de Marie-Antoinette et fille de l’impératrice Marie-Thérèse, personnalité forte et prompte à l’intrigue, ont fort à faire pour maintenir leur indépendance. Il leur faut sans cesse louvoyer…

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Source du contenu: www.lefigaro.fr