Gérard Jugnot et Marie-Anne Chazel ont honoré la mémoire de l’acteur français décédé à l’âge de 72 ans le 3 octobre dernier, lors de l’ouverture du festival consacré à la comédie.
La salle tout entière chantait en chœur le célèbre « Quand te reverrais-je, pays merveilleux ? », quand Gérard Jugnot et Marie-Anne Chazel se sont invités sur scène pour les accompagner. Pour ouvrir le festival de l’Alpe d’Huez, le 13 janvier, les membres de la troupe du Splendid ont tenu à rendre un bel hommage à Michel Blanc, leur camarade de toujours, décédé des suites d’un malaise cardiaque le 3 octobre dernier.
Après la diffusion de plusieurs images retraçant l’immense carrière de l’interprète de Jean-Claude Duss dans Les Bronzés , les deux acteurs se sont exprimés pour évoquer quelques-uns de leurs souvenirs partagés avec lui. Et comme à leur habitude, cet hommage ne s’est pas fait sans la moindre touche d’humour. D’autant que Marie-Anne Chazel a commencé son discours par un léger lapsus : « Je pense que Gérard, qui était un être très discret, très réservé… ». Son compagnon de scène s’est alors exclamé : « Je ne suis pas mort moi ! ».
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«Un grand dialoguiste»
Gérard Jugnot, qui ne manque pas de faire vivre la mémoire de Michel Blanc depuis son décès, s’est ensuite rappelé aux bons souvenirs de l’époque où les deux acteurs partageaient les mêmes cours au lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine. « On était en classe ensemble, on improvisait des choses et le professeur nous a dit : “Vous deux, plus jamais ensemble !”. a-t-il plaisanté. Il s’est trompé ! ». Puis, la star des Choristes (2004) l’a comblé de louanges : « C’était un mec absolument génial, un grand dialoguiste. (…) Il n’avait pas le droit de faire ça… Mais bon, c’est la vie ».
Michel aurait été très surpris, bouleversé, gêné, parce que ce n’était pas le genre à aimer les hommages
Marie-Anne Chazel
De son côté, Marie-Anne Chazel, moins bavarde est plus discrète depuis la mort de son ancien complice de scène, a expliqué que « Michel aurait été très surpris, bouleversé, gêné, parce que ce n’était pas le genre à aimer les hommages ». Et Gérard Jugnot ajoute, faisant rire toute l’assemblée, « qu’il aurait été très touché parce qu’il détestait la montagne, il détestait le ski, il détestait la mer, la campagne… Il n’aimait que la ville ». Et coup du sort, le festival de l’Alpe d’Huez, qui présente 10 comédies en compétition jusqu’au 19 janvier, se tient dans la montagne à 1 800 mètres d’altitude.
Amis depuis le lycée
Pour mémoire, Michel Blanc a rencontré Gérard Jugnot, Thierry Lhermitte et Christian Clavier lors de ses années de lycées dans les années 1970. C’est à cette époque que la bande de copains se décide à rejoindre la troupe de théâtre du Splendid aux côtés de Josiane Balasko, Marie-Anne Chazel et Bruno Moynot. Ils feront ensuite équipe dans les trois films à succès Les Bronzés en 1978, 1979 et 2006. Plusieurs semaines après la mort de celui que Marie-Anne Chazel aimait appeler « Napoléon Bonaparte », la troupe du Splendid a publié un livre de souvenirs retraçant leur carrière, sur lequel l’acteur avait travaillé.
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