Quand les commissaires-priseurs se font chasseurs de trésors historiques

Sous le marteau des commissaires-priseurs, l’histoire fait vendre. À condition de retracer l’origine des objets et de savoir les mettre en valeur. Rencontre avec les meilleurs passeurs.

En tête de popularité chez les collectionneurs, il y a Napoléon, le premier, qui réunit tous les ingrédients du succès : le pouvoir, la gloire, la chute, le mythe. Dans la catégorie Empire, juste en dessous de lui, on trouve Joséphine. Les autres – les frères et sœurs, le roi de Rome, Hortense et Eugène, le prince Napoléon et Napoléon III – passent après. Puis il y a les membres des familles royales, et enfin ceux qui ont eu un destin tragique. Marie-Antoinette et Louis XVI valent plus cher que Madame Royale qui a survécu. Les souvenirs de Sissi, François-Joseph et Rodolphe s’arrachent. On se bat pour acquérir ceux des derniers Romanov

Le 16 mai prochain, l’étude Coutau-Bégarie va justement disperser la collection de Tatiana Botkine, fille du Dr Botkine, le médecin personnel du tsar Nicolas II. Cyrille Boulay, historien des familles royales et pionnier des ventes de « souvenirs historiques », est l’expert de la vente. « Il s’agit des derniers objets que les membres de la famille…

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