CRITIQUE – Plusieurs textes du poète disparu en 1993 sont réédités ces jours-ci.
Hourra ! Georges Navel (1904-1993) revient en force sur les tables des librairies. L’occasion de replonger sans tarder dans les pages lumineuses de cet « ouvrier des villes et des champs, écrivain, poète français », comme le présentait Paul Géraldy à la fin de sa préface à Travaux (« Folio »). La pierre angulaire de l’œuvre de Navel, paru chez Stock en 1945 et aussitôt devenu un classique. Le premier volet d’une œuvre autobiographique où un homme se raconte avec simplicité et justesse. Une bibliographie où Navel est plusieurs fois revenu sur sa trajectoire singulière.
En offrant le récit de l’apprentissage du treizième enfant d’une famille modeste de Lorraine, dans un village où certains anciens avaient participé à la guerre de 1870. Avec de grandes sœurs déjà « bonnes à marier », un frère fugueur et « gars de labour ». Avec une mère qui avait beaucoup pleuré, toujours la première à se lever et à se coucher, dont la distraction était le roman-feuilleton lu par la…
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