Après Carmen, l’Opéra royal poursuit son exploration du répertoire lyrique français du XIXe, en s’emparant du chef-d’œuvre de Donizetti avec une Marie éblouissante et un 21e régiment plus vrai que nature.
Une « comédie musicale avant l’heure ». C’est en ces termes que Jean-Romain Vesperini décrit La Fille du Régiment. Créé à Paris en 1840, cet opéra aux accents patriotiques, qui fleure bon la nostalgie d’Empire et le retour des cendres de Napoléon, reste souvent associé au bel canto italien. Pourtant, ce premier ouvrage lyrique en français de Donizetti emprunte autant à l’opéra-comique français du XVIIIe qu’aux futures opérettes d’Offenbach. Dans cette histoire de vivandière adoptée par un régiment, dont l’intrigue délirante iodle jusque dans le Tyrol, le vaudeville n’est jamais loin. Et si ce Roméo et Juliette version Mélodie du bonheur se moque avec tendresse du manque d’éducation des grognards napoléoniens, c’est souvent pour mieux y égratigner l’aristocratie et ses travers déjà désuets.
Tout cela, Vesperini l’a compris. Sa mise en scène, cousue de fils d’or pour l’Opéra royal de Versailles, mais aux chorégraphies à la modernité un peu trop appuyée et à l’usage de la vidéo parfois…
Source du contenu: www.lefigaro.fr






