Notre critique d’Eddington : un interminable et navrant western de carnaval

En compétition à Cannes, le film d’Ari Aster enlise un casting rutilant dans un néowestern horrifique qui prétend écorner une Amérique perdue.

Le shérif est un rebelle. En patrouille de nuit dans sa voiture, il ne porte pas de masque alors que le monde fait face à la pandémie de Covid-19. Une autre équipe de flics s’approche de lui et lui intime l’ordre d’obtempérer, jusqu’à ce que la radio embarquée de la Ford Crown Victoria lui sauve la mise en indiquant une rixe dans un bar.

Après Beau is Afraid sorti il y a deux ans, le cinéaste Ari Aster retrouve Joaquin Phoenix qui, cette fois, s’est fait la tête d’un Nick Nolte fatigué (celui du polar de Walter Hill Extrême préjudice), dépassé par les événements. Ce shérif aussi barbu qu’indocile traîne sa carcasse dégingandée dans la bourgade fantôme d’Eddington, perdue dans le désert du Nouveau-Mexique. La pandémie a vidé les rues de la ville. Quant au maire d’origine hispanique (Pedro Pascal), il a décidé de partir en campagne de réélection.

Entre ces deux-là, le torchon brûle depuis des années. L’épouse fragile et dépressive du shérif (Emma Stone) est au centre de leur confrontation larvée…

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Source du contenu: www.lefigaro.fr