Notre critique de Sound of Falling : tant de morts pour un temps mort

Ce film de la réalisatrice allemande Mascha Schilinski est le premier à être présenté en compétition. Une œuvre trop longue, déroutante, prétentieuse et incompréhensible.

Qui sera le prochain à avoir sa photo sur le buffet de la salle à manger ? Pas l’aïeule, qui n’est pas pressée de quitter ce monde. En revanche, Alma a 7 ans et se demande pourquoi elle apparaît déjà dans ce mausolée photographique. Cette interrogation d’une petite fille aux cheveux nattés et enroulés autour des oreilles sert de porte d’entrée au film de Mascha Schilinski, 41 ans, une inconnue sur la Croisette. Son histoire s’étire sur 2 h 29 pour traverser un siècle. La réalisatrice allemande n’a pas froid aux yeux.

Après nous avoir présenté Alma, elle nous transporte à une autre époque pour nous familiariser avec Angelika. Selon le même procédé suivent Lenka et Emma. On les retrouve toutes dans la même cour de ferme, probablement en Allemagne de l’Est, à des moments différents, qui vont de la période prussienne à aujourd’hui en passant par les années 1950 et 1970. Chacune a une relation difficile avec sa mère. Elles se posent les mêmes questions sur l’existence. Nul doute, leurs destins…

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Source du contenu: www.lefigaro.fr