Notre critique de «Mon inséparable», un mélodrame sur la différence qui manque un peu de recul

CRITIQUE – Le premier film douloureux d’Anne-Sophie Bailly plonge le spectateur dans le drame d’une mère célibataire élevant seul son fils «différent», lequel rêve d’émancipation passée la trentaine…

Le bleu azur d’un bassin et son fond sonore ouaté. Des microbulles qui ondoient dans l’eau au gré des courants et quelques pinceaux de lumière qui les éclairent. Une nageuse fait des longueurs au ralenti. On distingue rapidement le visage de Laure Calamy avec son bonnet de bain à fleurs. Son fils Joël (Charles Peccia-Galletto), la trentaine, nage tout droit et peste sans vergogne contre une vieille dame qu’il trouve «trop lente.»

Mona s’excuse auprès d’elle, l’air embarrassé. Son fils est furieux : «Moi, je m’entraîne pour l’Antarctique!» On comprend rapidement que cette mère célibataire s’occupe toute seule de son fils «différent» depuis toujours. «Tu as froid?» dit-elle «Sors de la piscine». Mona couve son petit comme une louve sur la défensive. D’emblée pourtant, on sait que cette mère dévouée est littéralement sous l’eau.

En apparence, leur vie à deux est bien réglée. Elle est masseuse. Lui, qui souffre de retard intellectuel depuis sa naissance, travaille dans un ESAT…

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Source du contenu: www.lefigaro.fr