CRITIQUE – Le ballet d’Ukraine se produit avec un titre délibérément non russe qui souligne les belles couleurs de son répertoire.
La dernière fois qu’on avait vu le ballet national d’Ukraine au Théâtre des Champs-Élysées, la guerre avait commencé six mois plus tôt. La troupe était valeureuse mais passablement désorganisée. On avait fermé les yeux sur cet aspect-là. Danser en conditions de guerre était un exploit. Les héros avaient donc été chaleureusement applaudis. Depuis, la compagnie a repris de la tenue et du brio.
Et elle a ressorti une production de La Reine des neiges vieille d’il y a six ans, en prenant le soin d’en changer la musique pour qu’il n’y ait plus une seule note d’un compositeur russe. Voilà donc le conte d’Andersen qui s’ouvre avec des patineurs glissant sur une valse de Strauss, se poursuit avec Massenet, Berlioz, Ponchielli, Grieg, Offenbach ou Holmès. À la tête de l’orchestre Prométhée, le chef ukrainien Sergii Golubnychyi mène la danse.
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