Notre choix de beaux livres culturels à mettre sous le sapin

LA SÉLECTION DU FIGARO – Méditation pour voyager en Asie, voyage atemporel dans les îles italiennes, peinture d’hier et d’aujourd’hui, métamorphose de Notre-Dame, beauté du corps, énigmes autour de chefs-d’œuvre… À Noël, la culture prend ses aises.

«Hokusai. La manga» : la vie quotidienne à Kyoto saisie sur le vif

L’œil et le carnet : Hokusai n’en perd pas une miette. L’artiste traverse les rues de Kyoto et les paysages du Japon le regard braqué sur la nature et les scènes de quartier, et les consigne l’une après l’autre. C’est sa « manga », recueil pittoresque, plein de sève et d’humour dans lequel se glissent des plages de pure contemplation. À sa mort, on en dénombre quinze volumes et 4000 dessins en noir, blanc et rosé. Les voici rassemblés en deux grands volumes édités en coffret chez Hazan, et commentés page à page. On y suit les occupations des hommes saisies au hasard : l’un vend des jouets, l’autre pèse des pièces d’or et d’argent, un autre encore exécute des tours de magie. Une sorte de cochon dodu vautré contre un gros sac est identifié comme Hotei, le dieu populaire de la bonne fortune et du bonheur. 

Voilà des pages comme un dictionnaire de la vie quotidienne, excessivement pratique pour déchiffrer les estampes. Un autre ensemble déchiffre la représentation de personnes en surpoids aux prises avec les travaux et les jours, avec autant de soin que l’entraînement du samouraï. Hokusai a le trait rapide, il saisit sur le vif puis inscrit des détails, rayures d’une étoffe, plis d’un costume, ruban de la coiffure. Au final, rien ne manque. Les scènes de pêche et de plongée sous-marine sont particulièrement spectaculaires. L’art du peintre s’épanouit dans les portraits et les paysages où saille le sentiment d’une présence par-delà le temps.

Hokusai. La Manga », Hazan, 912 p., 99 €.
Hazan

«Poésie chinoise» : méditation sur la beauté

Poursuivons le voyage avec Poésie chinoise. Une anthologie, assemblage de poèmes courant du IXe avant J.-C. au XIIIe siècle, mené par Christine Kontler. Ancienne élève de François Cheng, elle livre une méditation sur la beauté, gage d’un envoûtement sur le passage du temps, la relation à la nature, la vanité de tout le reste. Les peintures en regard des poèmes, jouant sur la soie ou le papier avec les vides et les pleins et la fragilité de l’encre, prolongent le ravissement d’une fuite en apesanteur. Elles appartiennent à la grande tradition des arts. L’impermanence de l’existence, les mues de la nature qui se répètent, immuables, et le refuge apaisant qu’on y trouve se conjuguent sur les modes les plus subtils : « Je cueille des chrysanthèmes sous la haie de l’Est, je contemple paisiblement la montagne du Sud », écrit Tao Yuanming, notable qui, sous l’influence de Confucius, quitte ses fonctions pour vivre au plus près de ce qu’il croit, au risque de la faim. Xie Lingyun chante la poésie « des montagnes et des eaux » et invite à « gravir les nuages ». Les poètes de la dynastie Song y mêlent leurs poèmes à boire et leurs tourments d’amour sous la lune : « Sur la digue de cet étang/ Croissent joncs, nénuphars en fleur !/ Il est une belle personne/ Haute taille et maintien altier !/ De jour, de nuit, ne puis rien faire…/ De-ci, de-là, je me tourne sur l’oreiller… »

« Poésie chinoise. Une anthologie », Citadelles & Mazenod, 350 p., 199 €.
Citadelles & Mazenod

«Les Arts moghols» : à la source d’une somptueuse civilisation

Descendante du Mongol Gengis Khan et du Turc Tamerlan, la saga des Moghols joint l’Inde, le Pakistan, l’Afghanistan, le Bangladesh. Elle signe aussi la naissance d’une architecture dont le Taj Mahal ou le Tombeau de Humayun, à Delhi, sont les plus beaux joyaux, fondés sur la douce rondeur des formes et, pour le décor, sur une marqueterie de marbre ou de grès rouge, les rythmes d’une géométrie aussi folle que rigoureuse. Tout ramène à la volupté de la vie de cour, à l’élégance de la guerre et au soin du détail développé par les miniaturistes ou les joailliers. 

Sous la direction de Corinne Lefèvre, chargée de recherches aux CNRS, une équipe internationale et pluridisciplinaire analyse la fabrique des arts moghols : la manière dont ils puisent aux sources iraniennes et de l’Asie centrale, dont ils s’enrichissent des relations avec l’Asie du Sud, la Chine et l’Europe. Elle étudie aussi la vie de cour, ses raffinements – jardins, manuscrits, camps, mausolées, célébrations religieuses et officielles, musiques, danses, cérémonies funéraires, chasses, éléphants, chevaux et bêtes de cour. 

D’une page à l’autre se déploie la fresque somptueuse de cette civilisation qui à son apogée, au début du XVIIIe siècle, dessine un empire de 4 millions de kilomètres carrés et 150 millions d’habitants. La beauté de l’exposé consiste à déployer ce savoir immense derrière la vitrine des grands sites du voyage dans l’Inde du Nord. 

« Les Arts moghols », Citadelles & Mazenod, 550 p., 185 €.
Citadelles & Mazenod

«Les Mille et Une Nuits» : l’Art nouveau au service du conte 

Un coffret d’or à la doublure bleu sombre : bienvenue chez Shéhérazade ! Ces mille et une nuits sont servies dans un ouvrage aussi capiteux que ses récits. En face des contes, un choix d’illustrations opéré dans tout ce qui étonne et séduit : des miniatures ottomanes et persanes qui donnent l’époque mais aussi tout un ensemble d’œuvres de ces artistes européens qui, depuis la publication du texte, y ont nourri leurs rêves d’Orient. Place donc à l’Art nouveau, aux peintures de Léon Carré ou Edmund Dulac, aux dessins de Léon Bakst…

Des changements de registre qui entretiennent la surprise et donnent envie de courir encore plus loin dans les récits de la conteuse. Les Mille et Une Nuits rassemblent la mosaïque de tous les rêves et cauchemars qui forment l’envers de nos jours. Histoires de princes et de princesses, de bandits, d’esclaves irrésistibles, de guerriers, de bazars, de palais, de démons, de poissons, de génies de la lampe et de tapis volants. « Dire “mille et une nuits”, c’est ajouter une nuit à l’infini des nuits », écrivait Borgès. Embarquement immédiat.

« Les Mille et Une Nuits », Citadelles & Mazenod, 496 p., 255 €.
Citadelles & Mazenod

«Kaïdara» : un classique de la littérature africaine

« En Afrique, quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle », avait dit Amadou Hampâté Ba (1901-1991) à la tribune de l’Unesco, en 1960. L’écrivain malien, fervent défenseur de la tradition orale, a apporté une pierre à l’édifice, laissant en héritage ce qui est devenu un classique de la littérature africaine : Kaïdara. Inspirée d’un conte peul, cette épopée cruelle et magique de trois hommes jetés sur le chemin de la connaissance de soi et du monde vaut d’être ainsi redécouverte. « Ainsi », c’est sous la patte de l’éditrice Diane de Selliers, passeuse de textes rares, qui la coule comme à son habitude dans un somptueux écrin.

C’est en vers libres que se présente ce récit d’une quête vers Kaïdara, dieu de l’or et de la connaissance, l’or qui peut en filigrane entourer tout un village mais aussi vous écraser sous son poids. Des trois compères, Hammadi, Hamtoudo et Dembourou, un seul parviendra à trouver la voie de la sagesse dans ce pays peuplé de créatures symboliques et de chausse-trappes pour les humains si naïfs, si manipulables, si peu constants.

Cette quête est magnifiquement dessinée par l’artiste sénégalais Omar Ba, démiurge du pinceau, du crayon et du typex ! Ses 40 peintures originales éclaboussées de couleurs vives et leur touche texturée mettent en lumière la cosmogonie de cette histoire dans laquelle tout est sujet à métamorphose. Plumes, écailles, fleurs, feuilles, animaux, végétaux et hommes mêlés composent un éblouissant kaléidoscope du pays magique des conteurs peuls.

« Kaïdara », d’Amadou Hampâté Bâ, illustré par Omar Ba, volume relié sous coffret, Editions Diane de Selliers, 288 p., 230 €.
Editions Diane de Selliers

« Kaïdara », d’Amadou Hampâté Bâ, illustré par Omar Ba, volume relié sous coffret, 288 p., 230 €. Les toiles d’Omar Ba sont exposées à la galerie Templon (28 rue du Grenier Saint Lazare, Paris 3e),  jusqu’au 28 décembre. 

«Notre-Dame de Paris» : l’histoire d’une métamorphose

Il semble que l’on ait tout lu, ou presque, sur l’incendie qui a ravagé Notre-Dame de Paris en 2019 et sur la spectaculaire renaissance du monument, cinq ans plus tard. Le grand livre Les Résurrections de Notre-Dame. Histoire, chantiers, ferveurs permet de prendre du recul, en abordant la longue histoire des résurrections de la cathédrale. Quinze auteurs, dont les historiens Mathieu Lours, Jean-Michel Leniaud et Anne Bénédicte Mérel-Brandenbourg, mais aussi la conservatrice Marie-Hélène Didier, qui fut en charge du contrôle scientifique des travaux, ou encore Laurent Prades, régisseur de Notre-Dame, racontent son histoire, son architecture et sa liturgie. Du monument primitif, disparu, à celui qui nous est offert aujourd’hui, les métamorphoses de Notre-Dame ont été constantes. Quelque 330 photos illustrent les propos, dont nombre tournent autour de l’incendie et des restaurations récentes des œuvres comme des murs. Autant livre d’histoire que d’actualité, l’ouvrage remet la cathédrale à sa juste place de monument sacré et national. « Puisque les lieux auxquels les siècles et le génie prodiguent tant de hauts faits et de chefs-d’œuvre parviennent à cristalliser la mémoire au point de la personnifier, Notre-Dame embrasse le destin de la France », écrit ainsi l’archevêque de Paris, Mgr Ulrich, dans son introduction.

« Les Résurrections de Notre-Dame. Histoire, chantiers, ferveur », Place des Victoires, 300 pages, 69 €.
Place des Victoires

«L’Odyssée des petites îles italiennes» : voyage atemporel avec Bernard Plossu

On sait l’attachement de Bernard Plossu pour l’Italie. En témoignent ses expositions et ses livres ces vingt dernières années. Il n’est pas le premier et ne sera pas le dernier artiste à succomber au charme de la péninsule. Le photographe en est devenu un véritable connaisseur. En parcourant les îles italiennes, il en livre un concentré. De Stromboli en 1987-1988 à l’île d’Elbe en 2014, ses déambulations hors saison dessinent un art de vivre sur lequel le temps semble n’a pas avoir eu de prise. Tout juste l’âne chargé avançant dans les ruelles d’Alicudi est-il remplacé par un autocar manœuvrant au ralenti dans une rue étroite de Giglio en 2009. La mer, agitée ou miroitante, occupe une place importante. Ferries, filets lancés, embarcadères, marins sortant d’un hôtel… Bernard Plossu montre une mer utilitaire et nourricière. Pour les loisirs, il faut attendre de visiter San Pietro en 2002 et de quitter la plage où sommeillent des chaises longues. Sur ces îles rocailleuses, chaque photo transpire la douceur de vivre. Le noir et blanc, atemporel, souligne l’ardeur du soleil ou la grogne des nuages. Tout l’art d’arrêter le temps à travers des instants.

« L’Odyssée des petites îles italiennes », de Bernard Plossu, Textuel, 264 p., 55 €.
Textuel

«We Are Here» : tout savoir du street art 

De la rue au musée, du musée aux beaux livres. Pour la première fois, le Petit Palais a ouvert cet été ses portes à l’art urbain, invitant ses artistes fortement figuratifs à engager un dialogue avec ses collections permanentes et son architecture. Cette exposition, initiée par Mehdi Ben Cheikh, directeur passionné de la Galerie Itinerrance, commissaire de l’exposition avec Annick Lemoine, directrice du Petit Palais, en collaboration avec l’Association de promotion des arts plastiques et urbains contemporains (Apapuc), s’est voulue tous publics, gratuite et accessible pendant les JO 2024. De ce fait, cette exposition a connu un franc succès public et est prolongée jusqu’au 19 janvier. 

Un livre propose d’aborder ces artistes clés du street art, de la scène nationale et internationale, chers aux jeunes générations, comme Shepard FaireyInvader, D*Face, Seth, Cleon Peterson, Hush, Swoon, Vhils, Inti, Add Fuel ou Conor Harrington. On les voyait jusque-là sur le bateau de Fluctuart, le centre d’art urbain sur la Seine, sous le pont des Invalides. Ou sur les façades des hauts immeubles du 13e arrondissement. La déambulation conduit le visiteur jusqu’à une installation de plus d’une soixantaine d’artistes, tendance pop, baroque ou académique, et plus de 160 œuvres, sorte de pêle-mêle gigantesque présenté dans une seule salle des collections. Pas inutile donc d’en savoir plus sur chacun, pour se faire une idée, voire une opinion. 

« We Are Here », de Mehdi Ben Cheikh, Albin Michel, 240 p., 49 €.
Albin Michel

«Bonnard» : un bonheur à regarder de près

Bonnard et sa révolution douce qui englobe toutes les techniques et abolit la hiérarchie traditionnelle des genres. Son art décloisonné participe à cette modernité qui bouleverse cette fin du XIXe siècle et annonce le XXe siècle si riche en inventions et en langages nouveaux avec le déferlement des avant-gardes. Amoureux de l’art du Japon, en particulier des estampes, il adopte leur formule d’espace bidimensionnel et l’utilisation d’aplats de couleurs. Discret et modeste, mais opiniâtre dans ses recherches révolutionnaires sur la couleur, la lumière, la matière et l’espace, transformant le plus simple du quotidien en tableaux mirifiques et suaves. L’historienne de l’art Isabelle Cahn, spécialiste des Nabis et du postimpressionnisme, détaille les œuvres et donne les clés de cette magie qui transforme la simplicité en bonheur de peintre. Une bible nabi, c’est presque un pléonasme !

« Bonnard », d’Isabelle Cahn, Citadelles & Mazenod, 350 illustrations couleur, 400 p., 199 .
Citadelles & Mazenod

«Hans Josephsohn» : toute une vie de sculpteur

À l’occasion de sa première rétrospective en France, jusqu’au 16 février 2025, le Musée d’art moderne de Paris (MAM) offre à la fois une exposition magnifique et un livre à Hans Josephsohn, ce sculpteur né juif allemand en 1920 à Königsberg, qui deviendra Kaliningrad, et mort en 2012. Il est le prototype même de « l’artiste des artistes », cette référence qui leur coupe le souffle et nourrit leur propre élan créatif. Le peintre allemand Albert Oehlen est le commissaire invité de cette subtile exposition qui fait jouer la lumière de Paris sur ces sculptures comme jaillies de la nuit des temps. Le livre, comme il se doit avec Fabrice Hergott, directeur du MAM, et ses commissaires Jessica Castex, commissaire d’exposition au Musée d’art moderne de Paris, et Cornelius Tittel, rédacteur en chef de Blau International, est un vrai puits de science. Il est aussi d’une beauté folle, de photographies épurées et éternelles comme d’édition pure.

« Hans Josephsohn », de Fabrice Hergott et Albert Oehlen, Skira Paris/MAM, 69 €, distribué par Flammarion.
Skira Paris / Mam

«African Arts. The Impossible Collection» : une odyssée fascinante

« Même si l’on ne sait pas qui les a réalisées, on ne peut passer sous silence les chefs-d’œuvre de l’art africain. Ils ne sont pas signés, car ceux qui les ont emportés n’ont pas cherché à identifier les auteurs, qui étaient de grands artistes connus dans toute leur région », assure le maître contemporain Chéri Samba. En sélectionnant et commentant les pièces les plus belles provenant de collections privées et publiques renommées, l’historienne de l’art, critique d’art et commissaire d’exposition depuis trente ans Bérénice Geoffroy-Schneiter souligne l’audace, l’inventivité et la virtuosité technique mise dans ces masques et sculptures trop longtemps qualifiés de simples idoles ou fétiches. 

Car si ces miracles de bois, de métal ou de terre cuite ont été créés avant tout dans un contexte rituel, cela n’exclut en rien leur dimension esthétique. Elle est immense. Et cela est valable, comme le prouve l’auteur qui met en avant quelques phares tels ce pendentif en ivoire de reine mère nigériane du XVIe siècle ou cette figurine commémorative du Cameroun-Grassfield – bijoux tous deux exposés au Metropolitan Museum de New York -, pour toutes les régions et sociétés du continent. Douze chapitres pour une odyssée noire aussi synthétique que fascinante. 

« African Arts. The Impossible Collection », Assouline, 232 p., 1 200 €.
Assouline

«Chefs-d’œuvre disparus» : drames et mystères de l’art

Saviez-vous qu’un tableau du divin Van Eyck a fait l’objet d’une demande de rançon ? Qu’un Picasso s’est atomisé dans un crash aérien ? Et que le Titanic a sombré avec quelques merveilles ? La vie des chefs-d’œuvre n’est pas de tout repos, raconte la romancière et journaliste Sophie Pujas. Elle a compilé une centaine de drames et de mystères d’art bien réels qui s’avèrent tous plus rocambolesques que n’importe quelle fiction, explorant le destin malheureux de tableaux, de sculptures et autres objets ouvragés fameux ayant disparu. Cambriolages, pillages, erreurs humaines, incendies ou simplement lacunes incompréhensibles dans les réserves des musées : les vicissitudes sont innombrables. Mais parfois l’espoir reste permis. Ainsi pour ce Caravage volé par la Mafia en 1969 à Palerme. Cette Nativité avec saint François et saint Laurent figure toujours en deuxième place de la liste des « crimes d’art » du FBI.

« Chefs-d’œuvre disparus », Hoëbeke, 224 p., 32 €.
Hoëbeke

«100.000 ans de beauté» : le corps, un langage qui en dit long

Il fallait une équipe de choc pour cette encyclopédie que Gallimard a sortie en 2009 avec le soutien du groupe L’Oréal, et qu’il actualise avec un cinquième volume brossant les tendances contemporaines, tentant même de deviner les futures. Les Diderot et d’Alembert de ce pavé de 1 500 pages préfacées par Michel Serres sur toutes les beautés du corps humain à travers les âges se nomment Pascal Picq, Georges Vigarello ou Marc Nouschi. Mais il est revenu à l’anthropologue Élisabeth Azoulay et à la philosophe, présidente de la Maison européenne de la photographie, Françoise Gaillard de tenter d’anticiper les découvertes, les imaginaires et les fantasmes qui donneront de nouveaux visages à la beauté humaine dans quelques décennies. 

Si les premiers textes commandés et édités en 2009 sont dus majoritairement à des paléontologues, des anthropologues, des archéologues, des conservateurs de musée et des historiens, les nouveaux émanent de critiques d’art, d’écrivains, de journalistes, bien sûr de philosophes, de psychiatres ou de sociologues et évidemment d’artistes… Au final, plus de trois cents auteurs auront collaboré à cette somme, issus de diverses cultures ou espaces linguistiques et d’environ trente-cinq nationalités.

«100.000 ans de beauté », collection « Hors série Beaux Livres », Gallimard, 1500 p. sous coffret, 125 €.
Gallimard

Source du contenu: www.lefigaro.fr