Mort de James Foley, réalisateur des deux suites de Cinquante nuances de Grey, à l’âge de 71 ans

Le cinéaste, également à la baguette des douze premiers épisodes de la série House of Cards, est mort « paisiblement dans son sommeil » en début de semaine. Il souffrait d’un cancer du cerveau depuis plusieurs années.

C’était un visage connu du paysage cinématographique. James Foley, réalisateur de Cinquante nuances plus sombres (2017) et Cinquante nuances plus claires (2018), suites du célèbre film érotique Cinquante nuances de Grey  (2015), est mort « paisiblement dans son sommeil » en début de semaine dans son domicile de Los Angeles, a déclaré un porte-parole de sa famille à la presse américaine. Âgé de 71 ans, il luttait depuis « plusieurs années » contre un cancer du cerveau.

Le cinéaste d’origine new-yorkaise a fait ses classes dans les années 1980, période à laquelle il sortait son premier film Reckless (1984), une comédie dramatique dans laquelle les acteurs Aidan Quinn et Daryl Hannah partageaient l’affiche. Son nom a résonné dans l’industrie cinématographique quelques années plus tard, en 1992, lorsqu’il s’est associé à Al Pacino dans le thriller Glengarry, adaptation de la pièce de théâtre Glengarry Glen Ross de David Mamet. D’autres titres viennent compléter son honorable filmographie, tels qu’Obsession mortelle (1996) avec Mark Wahlberg et Reese Witherspoon, L’Héritage de la haine (1996), avec Chris O’Donnell et Gene Hackman, et Dangereuse Séduction (2007), avec Bruce Willis et Halle Berry.

Réalisateur de la série House of Cards 

Au cours de sa carrière, James Foley a navigué entre le grand et le petit écran. Il était l’homme à la baguette des douze premiers épisodes, parus entre 2013 et 2015, de la série Netflix House of Cards, avant que celle-ci ne soit reprise par David Fincher. Dans un autre registre, le réalisateur était aussi, derrière les caméras de clips de Madonna, tels que Live to Tell, Papa don’t Preach et True Blue en 1986. L’année suivante, le cinéaste écrit le scénario de Who’s That Girl?, comédie parue un mois avant l’album éponyme de la pop star.

J’ai toujours suivi mon instinct, pour le meilleur ou pour le pire, parfois pour le pire

James Foley au Hollywood Reporter en 2017

En 2017, dans une interview accordée au Hollywood Reporter, le cinéaste avait confié avoir eu « une carrière très fluide, faite de hauts et de bas, de virages allant de gauche à droite ». Il ajoutait avoir « toujours réagi à ce qui [l’intéressait] sur le moment, sans vraiment [se] soucier du genre (série ou film, NDLR) ». « Ce que j’aime le moins, c’est qu’il y a une tendance, compréhensible bien sûr, à cataloguer quelqu’un ou à l’identifier comme : “Il fait ce genre de films, donc si nous faisons ce genre de film, nous devrions le prendre et il le fera comme les autres qu’il a faits”, indiquait-il au moment de promouvoir Cinquante nuances plus claires. Donc j’ai toujours suivi mon instinct, pour le meilleur ou pour le pire, parfois pour le pire. »

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