Moins de prise de risque, moins de folie, plus de contraintes… Le cirque contemporain joue les équilibristes

RÉCIT – Il y a quarante ans, la création du Centre national des arts du cirque à Châlons-en-Champagne couronnait l’essor d’une nouvelle forme des arts du spectacle qui a essaimé à travers le monde. Elle traverse aujourd’hui une drôle de mue.

« L’avantage, avec le cirque, c’est que quand c’est raté, on s’ennuie moins qu’au théâtre », dit Raffaella Benanti, programmatrice de cirque depuis vingt ans, aujourd’hui en charge de l’Espace chapiteaux de la Villette. D’ailleurs, les salles, même de 1000 places, se remplissent sans mal pour de longues séries. Baptisé « nouveau cirque » dans le sillage des années 1970, avec le Cirque Bonjour, des Thierrée-ChaplinArchaos, de Pierrot Bidon, le Cirque Baroque ou les Plume, consacré par la création du Centre national des arts du cirque (Cnac) voici juste quarante ans, rebaptisé depuis « cirque contemporain » ou « cirque d’auteur », cette spécialité française ne tourne pas en rond.

Ses fondements consistent à employer le geste acrobatique pour mener des récits entiers dans une dramaturgie qui échappe à la logique du numéro. L’été dernier à Avignon, la compagnie Baro d’Evel de Camille Decourtye et Blaï Mateu Trias a signé avec Qui som ? l’un des plus beaux spectacles…

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Source du contenu: www.lefigaro.fr