CRITIQUE – Malgré la belle prestation des chanteuses, ce drame psychologique sur un triangle amoureux féminin souffre de la pauvreté et de la monotonie du livret. Et laisse un goût d’inachevé.
En 1979, Catherine Clément publiait un livre pionnier : L’Opéra ou la Défaite des femmes. Quarante-cinq ans plus tard, en novembre 2024, l’Opéra de Bordeaux créait un opéra de femmes, aujourd’hui présenté à l’Opéra Comique. Voici donc Les Sentinelles, fruit de la collaboration d’une compositrice, d’une librettiste, d’une metteuse en scène, d’une décoratrice d’une costumière et d’une distribution comptant trois chanteuses et une comédienne.
C’est le livret de ce huis clos intimiste qui intéresse en tout premier lieu, par sa capacité à articuler des situations très contemporaines et des questionnements intemporels, puisqu’il y est question d’amour, de mort et de relations parents-enfants. Un couple de femmes sent sa passion s’émousser. « B », la plus âgée et raisonnable, fait comprendre à « C », la plus jeune et fantaisiste, qu’elle accepterait qu’elle prenne une amante, consentant à une forme de triangle amoureux. Ce sera « A », qui se découvre ainsi mais n’emménage pas…
Source du contenu: www.lefigaro.fr






