CRITIQUE – La réalisatrice allemande a toujours nié toute implication dans les atrocités commises par le régime. Vingt ans après sa mort, un documentaire exploitant ses archives rétablit la vérité.
Sacrée bonne femme. Elle a tous les culots. Il faut dire que, côté technique, elle a inventé pas mal de choses. Beaucoup de cinéastes l’ont pillée. Ça n’est pas une raison. On ne sait pas par quel bout la prendre. Toute sa vie, Leni Riefenstahl a fui entre les doigts comme une goutte de mercure. Elle fut l’égérie de Hitler, auquel elle envoyait des missives enflammées et qui lui déroulait le tapis rouge. Danseuse, actrice, puis réalisatrice, elle filma le congrès de Nuremberg (Le Triomphe de la volonté, 1935) et les Jeux olympiques de Berlin (Les Dieux du stade, 1938). Le régime lui accordait des moyens faramineux.
Nazie, elle ? Quelle idée ! Elle ne pensait qu’à l’Art avec un grand A. Telle fut toujours sa version des faits. Elle nia toute implication dans les atrocités commises. Elle a érigé sa statue. Seule l’intéressait la beauté. Elle la glorifia par des images superbes, des mouvements de caméra qui provoquent le vertige. À la Libération, contrairement…
Source du contenu: www.lefigaro.fr






