Laurent Hilaire à Munich : de l’art de façonner un ballet

Première étoile nommée par Noureev, puis longtemps maître de ballet associé à la direction de la danse de Brigitte Lefèvre, il travaille depuis deux ans et demi à faire de la troupe de l’Opéra de Munich une compagnie idéale.

Reprendre une compagnie, la mettre à sa main, en faire un joyau au sens de celles que Laurent Hilaire a connues et pratiquées comme telles, l’Opéra de Paris, où il a été formé, puis nommé étoile par Rudolf Noureev ; le Royal ballet, où il a beaucoup dansé, partenaire de prédilection de Sylvie Guillem ; l’American Ballet Theatre, qui l’invitait souvent ; le Stanislavski, à Moscou, qu’il a dirigé. Faire naître des étoiles, et un corps de ballet. Entre les deux, Laurent Hilaire sait bien que le corps de ballet est le plus difficile. 

Dans la grande compagnie où il a été élevé, et dans la plupart de celles où il a dansé, les danseurs du corps de ballet sortaient de la même école. Ils avaient depuis l’enfance appris à s’observer, à se régler l’un sur l’autre, à s’accorder l’un à l’autre, à se transmettre des messages, des savoirs, des attitudes, d’un seul regard ou d’un seul geste. À Munich, compagnie fondée en 1990 et sans école attenante, il n’en est…

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Source du contenu: www.lefigaro.fr