CRITIQUE – Le MAM propose une exploration inédite en plus de 110 œuvres, peintures, dessins, gravures, sculptures et céramiques, de la relation intense du peintre avec sa fille aînée.
Un petit visage grave, les joues enflammées de rose, le cou caché sous la dentelle et un bijou, les yeux trop grands qui ont déjà affronté les épreuves et renvoient l’adulte à son monde si objectivement cruel. C’est Marguerite au chat noir, peint à Issy-les-Moulineaux, début 1910, par Henri Matisse dans sa quarante et unième année. C’est le tableau par excellence du peintre entre Nord et Sud qui fit plus d’une centaine de portraits de sa fille aînée, donnant souvent à l’enfant, puis à la jeune fille, tout le sérieux prémonitoire et la bravoure qui devaient marquer sa vie. C’est un tableau cher à Matisse (1869-1954)
Sitôt achevé, il choisit de le présenter dans plusieurs expositions internationales, à la « Berliner Secession » de 1910, à la « Second Post-Impressionist Exhibition » à Londres en 1912 et à l’« Armory Show » de 1913 (New York, Chicago, Boston). Il ne le vendit jamais et le garda jusqu’à sa mort.
Ce grand tableau (94 × 64 cm) de Marguerite à 15 ans est à mi-chemin…
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