GRAND RÉCIT – Le séjour du peintre à la Cité des doges, en 1895, est pour sa carrière un aboutissement. Le peintre en revient émerveillé par la Sérénissime, dont il révèle la beauté mélancolique, sans esbroufe et loin des visions méridionales fantasmées.
Cet article est issu du Figaro Hors-Série « Eugène Boudin, le père de l’impressionnisme ». Découvrez la vie, l’œuvre et l’art de celui que Corot surnommait « le roi des ciels », en un numéro de 160 pages, magnifiquement illustré .
Le Figaro Hors-série
On lui a dit merveille de cette ville, tant qu’il s’est résolu à « en essayer ». Il aspire depuis un moment déjà à aller régulièrement dans les contrées du soleil, où le climat autorise à s’attarder dehors, à travailler sur le motif, à s’y appliquer vraiment. Son séjour à Villefranche-sur-Mer, près de Nice, en 1892, pour raison de santé, a été en cela une révélation. Mais il garde une forme d’appréhension de celui qu’il fit à Antibes l’année suivante, en 1893, où il s’était senti impuissant devant cette lumière « si intense que la peinture ne peut atteindre à cette luminosité […]. C’est à désespérer et à jeter au feu palette et pinceaux ». Cette même année, il a fait un premier séjour à Venise, sur la pointe des pieds : un séjour bref et sans…
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