CRITIQUE – Un roman noir sur les mystères de l’histoire algérienne.
À Oran, le 5 juillet 2018, jour de la fête de l’Indépendance, le colonel Soltani, spécialisé dans la lutte antiterroriste, apprend qu’un ancien combattant du FLN a été retrouvé mort dans une villa du quartier Saint-Hubert, réputé pour son ambiance chic et feutrée. Soudain lui revient le souvenir de l’époque, pas si lointaine, au milieu des années 1990, où les Algériens ne posaient pas de questions gênantes face à de tels drames. «Il a été tué par qui? Comment il a trouvé la mort? Il a été égorgé ou tué par balle? Il est mort sous la torture? Il était dans quel camp? Il combattait pour ou contre l’État?»
Au crépuscule du système Bouteflika, on n’égorge plus et on n’assassine plus aussi simplement que naguère. Il y a la Libye éclatée, le Mali, les émirs islamistes recyclés dans le banditisme, le trafic de cocaïne, al-Qaida au Pakistan, le Sahel de tous les dangers…
Au palais présidentiel d’El Mouradia et parmi les hauts gradés de Dely Ibrahim, le siège des services de renseignements à Alger…
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