La BNF réunit deux parties d'un manuscrit grec du XIIIe siècle d’une valeur de 130 200 euros

Son entrée au département des Manuscrits et la réunion des deux parties du psautier, séparées avant le début du XVIIe siècle, constituent un enrichissement majeur des collections nationales dans le domaine grec.

La Bibliothèque nationale de France (BNF) a annoncé mardi avoir réuni les deux parties d’un manuscrit précieux en grec du XIIIe siècle, au terme de près d’un demi-millénaire où elles avaient été séparées. Cet épilogue a été possible grâce à la préemption de la première partie du manuscrit, qui était vendue aux enchères le 5 octobre par l’Hôtel des ventes Giraudeau, à Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire).

Psautier de David, manuscrit à l’encre d’or enluminé sur peau de vélin.
Elie Ludwig / BnF

Il s’agit d’un psautier – recueil de psaumes – fabriqué à Constantinople à la fin du XIIIe siècle. La BnF décrit dans un communiqué « un manuscrit de petit format entièrement écrit à l’encre d’or et richement décoré de bandeaux et d’initiales polychromes sur fond or ». Ce dernier a été adjugé à 130 200 euros. D’après le magazine spécialisé La Gazette Drouot, les vendeurs sont les descendants d’une famille de la noblesse française, les Desgrées du Loû.

La BnF était particulièrement intéressée par ce manuscrit, puisqu’elle possède, depuis le XIXe siècle, la seconde partie du même manuscrit, codifiée dans ses collections sous le nom de « Supplément grec 260 ». D’après ses experts, elles ont été « séparées avant le début du XVIIe siècle », et l’apparition en vente publique de la première partie, jusque-là inconnue, a été une surprise. L’arrivée en France de ce manuscrit est vraisemblablement le fait d’un cardinal français et conseiller de Louis XII, Georges d’Amboise. La BnF revendique « l’une des collections de manuscrits grecs les plus importantes au monde », avec quelque 5 000 exemplaires.


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